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RDC : La BCC suit de près les tensions de fin d’année sur le marché des changes

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La Banque Centrale du Congo (BCC) monte au créneau pour contenir les turbulences observées sur le marché des changes à l’approche des fêtes de fin d’année.

Dans un avis au public daté du 17 décembre 2025 et signé par son Gouverneur, André Wameso Nkualoloki, l’Institut d’émission annonce une série de mesures destinées à freiner la volatilité du taux de change.

La BCC indique suivre « de près les développements sur le marché des changes durant la période des fêtes de fin d’année », une phase traditionnellement marquée par une forte demande en devises. Cette pression accrue, principalement portée par les banques commerciales, a déjà commencé à se traduire par des mouvements instables du taux de change.

Pour y faire face, la Banque Centrale annonce qu’elle « interviendra sur le marché par la vente de devises aux banques commerciales à partir du jeudi 18 décembre 2025 », précisant que cette politique sera poursuivie afin de « réduire la volatilité du taux de change ».

Une réponse technique à un risque bien identifié

Cette décision s’inscrit dans une logique classique de régulation monétaire, mais elle revêt une importance particulière dans le contexte congolais.

En RDC, toute instabilité du Franc congolais se répercute rapidement sur les prix des biens de consommation, alimentant les tensions inflationnistes et fragilisant le pouvoir d’achat des ménages.

En injectant des devises sur le marché, la BCC cherche à calmer les anticipations, dissuader la spéculation et rassurer les opérateurs économiques sur sa capacité d’intervention. C’est aussi un message clair adressé aux marchés : l’autorité monétaire reste vigilante et proactive.

Le pari de la monnaie nationale

Au-delà de l’intervention technique, la BCC lance un appel à la responsabilité collective, exhortant la population à « épargner et effectuer des transactions en monnaie nationale ». Un rappel stratégique, dans un pays où la dollarisation demeure élevée, et où la confiance dans le Franc congolais reste un enjeu central de souveraineté économique.

Émis depuis Kinshasa, ce communiqué sonne ainsi comme un signal de fermeté et de prudence : la stabilité du taux de change reste une ligne rouge que la BCC entend défendre, particulièrement en cette période sensible de l’année.

Flory MUSISWA

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