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RDC : les dépenses publiques projetées à 3.334,1 milliards de CDF en mai 2025

Le plan de trésorerie de l’État congolais pour le mois de mai 2025 projette des dépenses publiques à hauteur de 3.334,1 milliards de Francs congolais (CDF), montant représentant 1,1 milliard de dollars.
D’après la note de conjoncture économique hebdomadaire de la Banque Centrale du Congo du 16 mai courant, ce niveau de dépenses est largement supérieur aux recettes attendues soit 1.660,2 milliards de Francs congolais (583,3 millions USD).
Ce déséquilibre entre les recettes attendues et les dépenses projetées anticipe un déficit budgétaire mensuel de 1.673,9 milliards de Francs congolais (588 millions USD).
Selon les données officielles, les recettes escomptées pour ce mois de mai 2025 proviendront en grande partie de l’acompte provisionnel de l’impôt sur les bénéfices et profits (IBP) relatifs à l’exercice fiscal 2025.
Cette mobilisation fiscale constitue la principale source de revenus de l’État en cette période, bien que nettement insuffisante pour couvrir l’ensemble des charges publiques.
Pour financer l’écart entre recettes et dépenses, le Gouvernement entend recourir à deux leviers : d’une part, la consommation de la marge de trésorerie constituée lors des précédents mois, et d’autre part, l’émission de titres publics sur le marché intérieur.
Ce recours à l’endettement intérieur pourrait soulager temporairement les finances publiques, tout en soulevant des inquiétudes sur la soutenabilité de la dette à moyen terme.
Ce déficit mensuel s’inscrit dans un contexte de pressions budgétaires persistantes, liées notamment aux besoins croissants de financement des secteurs prioritaires tels que la sécurité, les infrastructures et la santé. Il relance également les débats sur la nécessité de renforcer la mobilisation des recettes internes et d’améliorer l’efficacité des dépenses publiques.
Toutefois, les analystes appellent à une vigilance accrue afin d’éviter un surendettement et à privilégier une gestion rigoureuse de la trésorerie de l’État pendant cette période marquée par des tensions sécuritaires dans l’est du pays.
Mitterrand MASAMUNA
























