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RDC : Les recettes de l’État évaluées à 1.310,3 milliards de CDF au 22 janvier 2026

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Au 22 janvier 2026, les recettes publiques de la République Démocratique du Congo (RDC) se sont établies à 1.310,3 milliards de francs congolais (CDF), soit plus de 586,5 millions USD, selon le tableau de suivi de la situation financière de l’État publié par la Banque Centrale du Congo (BCC).

Ces données illustrent un premier aperçu de l’exécution budgétaire en début d’exercice 2026.

Sur la même période, note la même source, les dépenses publiques ont atteint 1.928,6 milliards de CDF, traduisant un niveau de décaissements supérieur aux recettes mobilisées.

Ces dépenses ont été principalement orientées vers la rémunération des agents et fonctionnaires de l’État, les frais de fonctionnement des institutions et ministères, ainsi que les rétrocessions aux entités bénéficiaires.

Pour l’ensemble de l’exercice budgétaire 2026, les recettes totales de l’État sont projetées à 54.335,8 milliards de CDF. Elles se répartissent entre :

– les recettes du Budget général, estimées à 48.969,3 milliards de CDF ;
– les recettes des Budgets annexes, évaluées à 962,3 milliards de CDF ;
– et les recettes des Comptes spéciaux, chiffrées à 4.404,2 milliards de CDF.

Le Budget général demeure ainsi la principale source de financement de l’action publique, concentrant l’essentiel des ressources prévues pour l’année.

Les recettes du Budget général sont composées des recettes internes, projetées à 34.578,9 milliards de CDF, et des recettes extérieures, estimées à 14.390,3 milliards de CDF.

En termes de structure, les recettes internes représentent 70,6 %, contre 29,4 % pour les recettes extérieures.

Selon la BCC, les recettes internes affichent une hausse de 12,8 % par rapport à leur niveau retenu dans la Loi de finances rectificative 2025, où elles s’élevaient à 30 647,9 milliards de CDF. Cette progression traduit les attentes du Gouvernement en matière de mobilisation accrue des ressources domestiques, notamment à travers les régies financières et l’élargissement de l’assiette fiscale.

Les chiffres arrêtés à fin janvier 2026 mettent en évidence les défis structurels de l’exécution budgétaire, en particulier l’écart entre recettes et dépenses dès les premières semaines de l’exercice.

La maîtrise des charges courantes, l’amélioration de l’efficacité de la dépense publique et le renforcement de la mobilisation des recettes internes demeurent des enjeux clés pour l’équilibre des finances publiques.

La Banque Centrale du Congo poursuit, à travers la publication régulière de ces indicateurs, son rôle de suivi et de transparence de la situation financière de l’État, dans un contexte marqué par des besoins élevés de financement et des attentes accrues en matière de gouvernance budgétaire.

Mitterrand MASAMUNA

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