Banques
RDC : L’État entend mobiliser 3.317,2 milliards de CDF d’ici fin septembre 2025

Les autorités financières de la République Démocratique du Congo (RDC) anticipent une mobilisation de recettes publiques s’élevant à 3.317,2 milliards de Francs congolais (CDF), soit plus 1,2 milliards USD, d’ici la fin du mois de septembre 2025.
D’après la note hebdomadaire de conjoncture économique de la Banque Centrale du Congo, cette prévision repose en grande partie sur l’encaissement du troisième acompte de l’impôt sur les bénéfices et profits (IBP) relatif à l’exercice fiscal en cours.
Cette opération constitue l’un des temps forts du calendrier fiscal annuel, contribuant significativement au financement des actions de l’État. Elle reflète également l’importance de la fiscalité dans la stratégie nationale de mobilisation des ressources internes, dans un contexte économique toujours marqué par des défis multiformes.
Parallèlement, les dépenses publiques prévues pour septembre sont estimées à 3.401,2 milliards de Francs congolais (CDF), dépassant légèrement les recettes attendues. Ce déséquilibre budgétaire, bien que modéré, illustre les pressions croissantes auxquelles fait face le Trésor public.
Ces dépenses sont tirées principalement par les charges courantes notamment les salaires, le fonctionnement des institutions et les subventions mais aussi par des dépenses exceptionnelles.
Parmi celles-ci figurent les opérations sécuritaires, dans un contexte où certaines régions du pays demeurent confrontées à l’insécurité, ainsi que des interventions humanitaires, souvent urgentes, pour répondre aux besoins des populations vulnérables.
Cette situation met en évidence la nécessité pour le Gouvernement de poursuivre ses efforts de rationalisation des dépenses et d’optimisation des recettes.
Si la mobilisation fiscale reste un levier crucial, elle doit s’accompagner d’un renforcement de la gouvernance budgétaire afin d’assurer une meilleure efficacité dans l’allocation des ressources.
Dans ce cadre, les autorités congolaises sont également appelées à redoubler d’efforts pour élargir l’assiette fiscale, tout en garantissant la transparence dans la gestion des fonds publics, dans un souci de stabilité macroéconomique et de cohésion sociale.
Mitterrand MASAMUNA
























