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RDC : Une journée ville-morte, deux messages transmis

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Au-delà des considérations politiques, l’opération ville-morte observée ou (presque) lundi 3 Avril 2017 à l’échelle nationale a transmis deux messages du peuple congolais. Premièrement, le ras-le-bol du comportement de la classe politique qui privilégie ses intérêts au détriment de ceux de la nation. Et deuxièmement, l’indignation du citoyen lambda face à l’incapacité de ses dirigeants de stopper la perte du pouvoir d’achat qui le ronge dans un contexte de misère.

Si les acteurs politiques ne parviennent toujours pas à s’accorder (volontairement et/ou involontairement) pour aller aux urnes en décembre 2017 et établir un nouvel ordre politique, les incertitudes liées à cette crise contribuent substantiellement à la détérioration inquiétante du tissu économique qui subit déjà le choc exogène à cause de sa dépendance au secteur minier.

Entre-temps, le fonctionnaire de l’état perd actuellement 50% de son pouvoir d’achat à cause de la dépréciation du franc congolais avec ses effets d’entrainement sur les prix des biens et services dans un marché qui suit le rythme de dollar comme l’ombre suit le papillon.

Il est vrai que le congolais lambda vit tellement au taux du jour qu’il ne peut observer une journée entière sans entreprendre son activité quotidienne pour trouver de quoi nourrir sa famille. C’est le cas de ces compatriotes trouvés autour du marché Gambela à Kinshasa.

Vue des alentours du marché Gambela sous l’ambiance de la journée ville-morte du 3 avril 2017. Ph. @Zoom_eco

Il est tout aussi évident que les activités socio-économiques du pays ont été paralysées cette première journée de la semaine.

Si dans certaines villes du pays, les activités ont commencé timidement le matin, elles ont repris leur cours normal au-delà de 10 heures. Il y a lieu de citer le cas d’Uvira, Bandundu-Ville, Butembo, Oicha et Bunia…

A Beni, la majorité de commerces n’ont pas ouverts et la circulation est restée timide sur le boulevard Nyamwisi jusqu’à midi. Autant qu’à Kananga où l’on apprend de nos sources que les magasins, les écoles sont restés fermés en dépit du dispositif sécuritaire renforcé sur les principales artères.

A Mbuji-Mayi, la ville a tourné au ralenti dans le calme à l’instar de Lubumbashi et Kinshasa qui, du reste, vivent un lundi pas comme les autres. Il a suffit d’observer la circulation sur les principales artères pour s’en rendre compte.

Pour rappel, cette journée ville-morte a été décrétée par l’UDPS et le Rassemblement pour exiger la mise en œuvre de l’accord politique du 31 décembre 2016.

Zoom Eco

A RE(LIRE) :

RDC : Une journée ville-morte occasionne des pertes sèches de plus de 10 millions USD à Kinshasa

Photos :

(11H50) Vue du Boulevard du 30 Juin à Kinshasa, le 3 Avril 2017. Ph. @Zoom_eco

(11H00) Vue du Boulevard Lumumba à Kinshasa le 3 Avril 2017. Ph. @Zoom_eco

(12H00) Vue de l’avenue Lukusa (vers le Rond-point Forescom) à Kinshasa le 3 Avril 2017. Ph. @Zoom_eco

(11H30) Vue de l’avenue du Commerce à Kinshasa, le 3 Avril 2017. Ph. @Zoom_eco

(12H00) Vue du Centre-ville de Lubumbashi, le 3 Avril 2017. Ph. @Zoom_eco

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