Développement
DRC Mining Week 2025 : Bin Nassor salue la relance du Cadre de concertation permanent avec le Gouvernement

A la clôture de la DRC Mining Week le samedi 14 juin 2025, le Ministre des Mines, Kizito Pakabomba, a annoncé la réactivation du cadre de concertation permanente. Une décision saluée par le Président de la Chambre des mines, Bin Nassor Kasongo, qui a assuré de l’importance d’un dialogue franc entre les deux parties.
Pour Bin Nassor Kasongo, cette relance est le clou de leur participation à la DRC Mining Week.
« Relancer le cadre de concertation permanente entre le ministère des Mines et les opérateurs miniers, est le clou de notre participation à ces assises. Parce que ce cadre facilite les discussions entre le Gouvernement et les opérateurs miniers sur des questions essentielles. », a-t-il expliqué à la presse après une courte réunion entre les membres de la Chambre des mines et le Ministre Kizito Pokabomba.
Ce cadre de concertation permet aussi d’anticiper sur des problèmes qui peuvent surgir à la suite de certaines dispositions légales et pratiques. Bref, ça permet aux deux parties de dialoguer, échanger…
Ce cadre de dialogue était suspendu depuis plusieurs années au grand désarroi des opérateurs du secteur. Le relancer, ne peut que réjouir les opérateurs que représente Bin Nassor Kasongo.
Concernant les détails sur ce cadre, il a précisé qu’il sera déjà opérationnel dès le mois de juillet 2025. Il se fera à deux niveaux :
D’abord, au plus haut niveau entre le Ministre de tutelle et les patrons d’entreprise. Le deuxième niveau, concerne les techniciens.
Rappelons que le Cadre de Concertation Permanent entre la Chambre des Mines et le Gouvernement en République Démocratique du Congo (RDC) est un mécanisme de dialogue et de consultation visant à assurer une collaboration efficace entre le secteur minier privé et les autorités publiques. Ce cadre a pour objectif principal de promouvoir un environnement minier stable, transparent et propice au développement durable du secteur.

En effet, le secteur minier est un pilier de l’économie congolaise, et sa bonne gouvernance est cruciale pour le développement du pays.
La concertation régulière entre les acteurs miniers et le Gouvernement permet d’assister la stabilité du cadre réglementaire et fiscal:
Un environnement juridique et fiscal clair et prévisible est essentiel pour attirer les investissements et assurer la pérennité des activités minières.
Favoriser le dialogue sur les questions d’intérêt commun: La concertation permet d’identifier les défis et les opportunités, et de trouver des solutions concertées pour le développement du secteur.
La Chambre des Mines, en tant que représentante du secteur privé, peut contribuer à l’élaboration de politiques minières plus efficaces et adaptées aux réalités du terrain.
Promouvoir le développement durable: La concertation permet de prendre en compte les aspects sociaux et environnementaux de l’exploitation minière, afin de minimiser les impacts négatifs et maximiser les bénéfices pour la population.
Ce cadre de concertation peut prendre différentes formes, comme des réunions régulières, des ateliers thématiques ou des groupes de travail spécifiques. Les participants incluent généralement des représentants du Gouvernement (Ministère des Mines, CAMI, etc.), de la Chambre des Mines, et parfois d’autres acteurs pertinents comme la société civile.

Quid de la position de la Chambre des Mines sur la suspension d’exportation du cobalt ?
D’après Bin Nassor Kasongo, depuis que cette décision a été annoncée, c’est la première que le Ministre fasse une déclaration publique sur le sujet.
« Nous sommes très heureux de l’apprendre aujourd’hui officiellement de la bouche du Ministre des Mines. Ce dernier a rassuré de la suite à donner après le moratoire : soit lever la mesure, soit la reconduire, soit la modifier. », a expliqué le Président de la Chambre des Mines de la RDC.

En attendant, la Chambre des Mines reste disponible au dialogue avec le Ministre de tutelle.
A la question sur la mauvaise perception du secteur minier par les congolais, Bin Nassor Kasongo défend ses poulains.
« D’abord vous devez savoir que le secteur minier contribue à plus de 70% au niveau des ressources internes du pays », a-t-il souligné.
Et d’ajouter : « Nous avons des lois, des obligations en RDC. Les opérateurs ont des droits de payer les impôts, ce qui est dû à l’Etat. Dans le cadre de RSE, elles ont le devoir de réaliser des projets sociaux au sein des communautés. Avec le cahier des charges de miniers, les dotations de 0,3%, toute cette masse monétaire permet de réaliser des grands projets en faveur de la population et communautés locales.
Il faut donc un travail de communication et sensibilisation sur les réalisations de miniers. »
Nadine FULA























