Développement
DRC Mining Week 2025: Le SAEMAPE identifie au minimum 1409 coopératives minières

La gestion de l’exploitation minière artisanale, un sujet qui a été évoqué à la DRC Mining Week qui s’est tenue du 11 au 14 juin 2025 à l’hôtel Karavia de Lubumbashi.
Le Directeur Général du Service d’Assistance et d’Encadrement de l’Exploitation Minière Artisanale et à Petite Échelle « SAEMAPE », a indiqué avoir identifié au minimum 1409 coopératives minières sur l’ensemble de la République Démocratique du Congo.
Le Directeur Général du SAEMAPE, Jean-Paul Kapongo Kadiobo, a souligné avoir déposé la cartographie sur tout ce qui concerne les sites miniers.
« Nous avons fait le recensement et nous pouvons vous donner les statistiques. Le SAEMAPE travaille avec EGC pour permettre de pouvoir vendre nos minerais localement. Nous aurons pour la première fois un comptoir d’excellence où les minerais issus d’exploitation artisanale seront vendus. Avec l’accompagnement de service géologique nationale nous y travaillons. », a-t-il déclaré.
Le Directeur Général de SAEMAPE contre certains désordres observés chez les artisanaux
Dans le Katanga, certains artisanaux ont causé des troubles dans certains sites miniers. Une attitude déplorée par le Directeur Général de SAEMAPE qui a rappelé que le Président de la République avait instruit à travers le Ministre des Mines pour financer les recherches afin de créer beaucoup plus de zones artisanales et éviter le conflit communautaire et superposition au travers les permis d’exploitation d’autrui.
Jean-Paul Kapongo Kadiobo a indiqué que ces sociétés minières payent beaucoup d’argent en termes de redevance, impôts.
« Nous devons avoir nos propres zones d’exploitation minière artisanale et installer des coopératives. Et nous y travaillons déjà. », a-t-il insisté.
La question des artisanaux évoquée au Conseil des Ministres
A la réunion du Conseil des Ministres du vendredi 13 juin 2025, cette question a été évoquée.
En effet, il est revenu au Président de la République de constater au cours de son itinérance dans la province du Lualaba que de nombreux concitoyens impliqués dans l’exploitation minière artisanale dans différentes zones minières du pays, particulièrement dans cette province, rencontrent de sérieuses
difficultés dans l’exercice de leurs activités. Ces compatriotes, dont les efforts visent à subvenir aux besoins fondamentaux de leurs familles, se trouvent souvent privés de zones d’exploitation artisanale viables au sens de la Loi, conduisant ainsi leurs activités dans des périmètres d’exploitation minière dévolues exclusivement aux entreprises minières, ce qui débouche inéluctablement sur des tensions de cohabitation et de préservation des intérêts de chaque partie.
Au surplus, des opérateurs économiques profitent de cet état de fait pour abuser de ces intrusions dans les périmètres dédiés à l’exploitation industrielle afin d’alimenter des entités de traitement ou encore des sociétés minières derrière le label d’exploitation artisanale frauduleuse, ce qui est inadmissible.
Cette situation engendre inexorablement une précarisation croissante des conditions de vie de nombreux congolais qui dépendent de l’exploitation
artisanale pour leur survie. Elle est exacerbée par l’absence et/ou l’inefficacité des coopératives
d’encadrement des creuseurs artisanaux, dépourvues de moyens matériels et financiers leur permettant de fonctionner convenablement, ce qui les placent à la merci de sociétés violant le Code Minier dans ses dispositions pertinentes relatives à l’exploitation artisanale réservée exclusivement aux citoyens congolais.
La précarité des conditions sociales des creuseurs artisanaux constitue une menace non négligeable du climat social et une source d’insécurité, favorisant
la manipulation de ces derniers par des politiciens sans scrupules, avec pour conséquences de décourager les investissements et saper les efforts de développement socio-économique entrepris jusqu’ici.
Par ailleurs, le Président de la République a tenu à rappeler le monopole de l’Entreprise Générale du Cobalt (EGC) dans la commercialisation de la
production artisanale des substances minérales stratégiques et le rôle dévolu à l’Autorité de Régulation et Contrôle des marchés des substances minérales stratégiques (ARECOMS), qui complètent ensemble les dispositions légales relatives à l’encadrement de l’exploitation et la commercialisation des substances minérales stratégiques telles que le cobalt ou encore le coltan.
Bien qu’il y ait eu une décision courageuse de l’ARECOMS sur l’encadrement de l’exportation du cobalt prise en février de cette année, il y a une nécessité impérieuse de pouvoir doter nos instruments décisionnels comme ARECOMS, EGC et bien d’autres, de moyens permettant la mise en œuvre d’une éradication des abus souvent identifiés dans le secteur minier artisanal, en particulier celui du cobalt au Lualaba.
Nadine FULA






















