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Monde : 124 millions de personnes meurent de faim dans 51 pays !

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C’est ce que révèle le nouveau Rapport Mondial sur les crises alimentaires, édition 2017. Ce rapport de FAO alerte sur les 51 pays qui endurent des niveaux élevés d’insécurité alimentaire, soit 11 millions de plus qu’en 2016.

« La faim et l’insécurité alimentaire gâchent la vie à plusieurs millions de personnes dans le monde. Face aux catastrophes naturelles ou causées par l’homme, nous devons concevoir une stratégie mondiale plus solide pour répondre aux crises alimentaires. Le Rapport mondial est un outil essentiel pour mettre en pratique le lien entre l’humanitaire et le développement et pour soutenir notre lutte commune contre la faim », a déclaré Christos Stylianides, Commissaire européen à l’aide humanitaire et à la gestion des crises.

Parmi les pays les plus touchés figurent la RDC, principalement la partie Est du pays et l’espace Kassaï. Et plusieurs causes justifient cette crise notamment les conflits qui continuent d’être le principal moteur de l’insécurité alimentaire aiguë dans 18 pays, dont 15 en Afrique et au Moyen-Orient. Les conflits, représentant 60 pour cent du total mondial, soit 74 millions de personnes touchées.

Autres causes, non négligeables, les catastrophes climatiques, principalement la sécheresse qui ont également été les principaux déclencheurs de crises alimentaires dans 23 pays, dont les deux tiers en Afrique, et ont plongé quelque 39 millions de personnes dans l’insécurité alimentaire aiguë. Elles ont également entraîné des mauvaises récoltes consécutives dans les pays déjà confrontés à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire et de malnutrition en Afrique orientale et australe.

La triste situation révélée par ce rapport mondial montre le besoin urgent d’actions simultanées pour sauver des vies, améliorer les moyens d’existence et s’attaquer aux causes profondes des crises alimentaires.

Le Rapport mondial sur les crises alimentaires rassemble des données et des analyses régionales et nationales provenant de sources multiples en un seul document afin de présenter une image complète et claire des crises alimentaires et de l’insécurité alimentaire aiguë dans les pays touchés.

En fournissant une analyse fondée sur des données probantes, le rapport démontre que parallèlement à l’aide humanitaire si indispensable, les actions de développement doivent partir beaucoup plus tôt afin de s’attaquer aux causes profondes de la vulnérabilité extrême, renforçant ainsi la résilience.

Le Réseau mondial contre les crises alimentaires, lancé par l’Union européenne, la FAO et le PAM au Sommet humanitaire mondial de 2016, est  appelé à devenir la locomotive du lien qu’il convient d’établir constamment entre l’humanitaire, le développement et la paix, promouvant ainsi une coordination accrue entre les agences humanitaires et celles qui s’occupent de développement.

Face à cette situation qui risque de causer encore plus de dégâts dans les prochains jours, il faut encore plus d’actions et stratégies.

Dans son message, Neven Mimica, Commissaire européen à la coopération internationale et au développement, a souligné notamment: «Les crises alimentaires vont probablement devenir plus aiguës, persistantes et complexes compte tenu des tendances actuelles et de leurs causes profondes, avec des effets dévastateurs sur la vie de millions de personnes. Nous avons réussi à produire une analyse conjointe à l’échelle mondiale avec ce Rapport mondial annuel sur les crises alimentaires. Je suis fermement déterminé à faire avancer cette approche, car je suis convaincu qu’un dialogue mondial accru, une planification conjointe et des réponses coordonnées permettront à l’UE, à ses pays membres ainsi qu’aux partenaires internationaux de mieux s’attaquer aux causes profondes des crises alimentaires ».

Nadine FULA | Zoom Eco

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