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RDC : des critiques acerbes contre des sociétés forestières nuisent à l’industrie locale !

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L’industrie forestière en République démocratique du Congo fait face à des critiques de plus en plus acerbes de la part d’ONGs et groupes de pression internationaux. Des rapports dénoncent notamment la garantie que les sociétés offrent en termes d’une exploitation forestière durable et de respect des clauses sociales liées au cahier des charges en faveur des communautés riveraines de concessions forestières. Au pays, beaucoup ne sont pas de cet avis. Des organisations de la société s’inquiètent de cette pression exercée notamment par des organismes internationaux.

D’après une source citée par politico.cd, la Société civile congolaise fait savoir qu’à ce jour où les parties prenantes sont, plus que jamais, engagées dans la gestion durable des ressources forestières, « il est inadmissible que des voix, sans fondement aucun, s’élèvent pour discréditer les efforts consentis, empêchant l’Etat de valoriser ces ressources au bénéfice de la population toute entière et surtout, des populations rurales qui en dépendent étroitement. »

La même source s’indigne du fait que les auteurs de ces critiques décriées n’apportent aucune alternative valable pour suppléer aux efforts menés en vue de réduire la pauvreté en zones rurales généralement enclavées, où les entreprises forestières comptent parmi les seuls opérateurs encore en mesure d’en assurer le développement.

Des avancées

Dans la mise en oeuvre du Code forestier en vigueur depuis 2002, quelques avancées sont enregistrées. Une réalité notamment du côté de la Société de Développement Forestier (SODEFOR), l’une des principales compagnies forestières qui opèrent officiellement en RDC.

Avec 15 concessions forestières, réparties dans deux provinces forestières, le Mai Ndombe et la Tshopo, ce groupe dispose également de deux sites de transformation, respectivement à Kinshasa et à Nioki (dans l’Ex-Bandundu), emploie plus de 1 500 personnes faisant vivre directement environ 15 000 personnes et indirectement plus de 150 000.

Au-delà de SODEFOR, il y a également la Compagnie de transport et d’exploitation forestière (COTREFOR), qui exporte et transforme ligament du bois en RDC. La société dispose de sa propre flotte fluviale et terrestre, et se charge spécifiquement toute la logistique de transport de nos bois.

« Nos installations industrielles permettent de réaliser toutes les étapes de transformation jusqu’aux produits finis. Notre entreprise a su évoluer et se renouveler afin de s’adapter aux exigences croissantes visant à garantir la durabilité de l’exploitation forestière, d’augmenter sans cesse la qualité de nos produits et de garantir notre compétitivité sur le marché », explique un responsable.

Avec plus de 500 000 hectares de forêts, 142 camions et 15 bateaux, COTREFOR reste un des acteurs majeurs du secteur, qui tient encore débout, alors que bien souvent, sous la pression internationale, le gouvernement n’hésite pas à sacrifier d’autres.

Ainsi, le 2017, les sociétés “Les bâtisseurs du Congo”, “Action pour le Congo”, “Ilosado”, et “Ondika” ont vu leurs contrats de concession forestière annulés. Le ministre de l’Environnement et du développement durable a affirmé que ces contrats ont été conclus avec son prédécesseur en violation des dispositions légales.

Emilie MBOYO  | Zoom Eco

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