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RDC : Festival d’art Congo Biennale, une opportunité de commercialiser les œuvres d’arts

L’édition inaugurale de la biennale Young Congo a dimanche 20 octobre 2019 à Kin art Studio dans la concession Utexafrica à Kinshasa.
Un festival d’arts contemporains qui est prévu sur divers sites à savoir : Kin art studio, Texaf Bilembo, Rond-point Luputa à Bandalungwa, Académie des Beaux-arts ainsi qu’à l’Institut Français de Kinshasa.
Cette exposition est également une occasion pour les artistes de commercialiser leurs œuvres pour diverses catégories de public, à la fois au centre-ville comme à la cité.
Cela pourrait permettre à ces derniers de continuer à produire et à vivre de leurs œuvres surtout pour le cas des artistes congolais dont la situation socio-économique demeure précaire.
Au total, 50 artistes repartis dans différentes disciplines entre autres la peinture, l’architecture, la vidéo, l’architecture, arts visuels contemporains, designers, historiens de l’art etc.
Ils sont venus de quatre coins du monde pour exposer à Kinshasa jusqu’au 21 novembre 2019.
« C’était important pour nous d’avoir une biennale. Congo biennale c’est un rêve Congolais, et j’espère que nous allons le partager ensemble», a laissé entendre l’Artiste Vitshois Mwilambwe, initiateur de cet évènement qui permet de donner une visibilité sur la scène internationale à la Rd Congo.
« Transition, c’est le thème choisi pour cette première édition de la Biennale. Ce thème nous renvoie au questionnement de toutes les transitions que nous avons connues en République démocratique du Congo, en partant par la politique », a renchéri Vitshois Mwilambwe.
Parmi les invités de marque de la scène artistique africaine et mondiale, l’on retrouve des artistes Comme Barthélemy Toguo, Célèbre peintre Camerounais ou le Dr. Kohuan Jeff des Etats-Unis.
« C’est une bonne chose d’accueillir un tel événement au Pays. Actuellement, nous assistons à une sorte d’émulation dans la scène artistique congolaise où les jeunes artistes veulent valoriser leur travail et leur pays. Nous nous interrogeons toujours sur la pérennité de ces activités », a déclaré le Poète et Critique d’Art Jean Kamba.
La plus grande question reste toujours et encore, la durée de vie des festivals et autres évènements culturels, quand le financement de ces projets culturels dépend essentiellement soit de certaines entreprises appartenant à des expatriés ou encore des institutions étrangères.
Les nombreux Gouvernements qui se sont succédés jusqu’ au tout récent du premier ministre Bruno Tshibala n’ont pas investi assez de moyens dans le culturel.
Mais à voir de près l’intérêt qu’ accorde le président Félix Tshisekedi qui a lancé les travaux de construction du Centre culturel et artistique régional dont le coût s’élève à 100 millions de dollars américains financés par la Chine, tout porte à croire que la situation pourrait s’améliorer chez les artistes.
Le souhait de ces artistes est que, dans le budget dont le traitement est en cours, une part non négligeable soit allouée à la culture, ce serait un progrès remarquable.
Harris KASONGO


















