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RDC : Kabila et Zuma saluent les avancées sur le projet Grand Inga

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Le Chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila et son homologue sud-africains, Jacob Zuma ont salué les progrès enregistrés dans la mise en œuvre du développement sur le projet Grand Inga signé il y a de cela deux ans. La 9ème session de la grande commission mixte RDC-RSA qui s’est tenue à Kinshasa du 14 au 16 octobre a été une occasion pour les deux pays d’évaluer la réalisation de plusieurs accords notamment celui du barrage d’Inga.

Selon le communiqué final des travaux, Joseph Kabila et Jacob Zuma réaffirment le leadership conjoint de l’Afrique du Sud et de la République Démocratique du Congo, dans le développement du Grand Inga.

« Ils ont exhorté les deux Ministères ou Départements concernés d’accélérer le processus en vue de résoudre toutes les questions en suspens, y compris la mise en place du Groupe de travail requis afin de baliser la voie pour l’exécution de ce projet panafricain », peut-on lire.

RDC – RSA, le deal

Selon les plans du gouvernement congolais, Inga III – extension des deux premières centrales électriques construites sur le site des chutes d’Inga, sur le fleuve Congo, à environ 250 km au sud-ouest de Kinshasa – doit permettre à la RDC de produire 4.800 MW supplémentaires, soit l’équivalent de trois réacteurs nucléaires de troisième génération.

Le projet a été ressuscité en 2013 par la promesse faite par l’Afrique du Sud d’acheter plus de la moitié de la production du futur barrage (2.500 MW), ce qui rend l’entreprise viable sur le plan financier.

Sur ce que laisseront les Sud-Africains, Kinshasa prévoit que quelque 1.300 MW seront destinés aux industries minières du Katanga (sud-est de la RDC), dont le développement est limité par le manque d’énergie disponible. Le reste de la production du barrage serait dévolu à la population congolaise, dont 9% seulement dispose aujourd’hui d’un accès à l’électricité, selon des chiffres officiels.

Le coût total d’Inga III (à partager entre le secteur public et le secteur privé) est évalué à environ 12 milliards de dollars (8,5 milliards pour la construction, plus les frais financiers).

Où en est-on avec le projet ?

Trois consortiums étrangers présélectionnés en 2010 sont en lice. Ils ont réceptionnés les nouveaux appels d’offre lancés par la RDC en juin dernier. Ils s’agit notamment d’un groupement d’entreprises chinois, mené par China Three Gorges Corporation, qui a réalisé le barrage des Trois-Gorges en Chine, d’un autre dont la tête de file est le groupe de BTP espagnol ACS et le troisième conduit par le groupe canadien SNC-Lavalin.

Kinshasa, qui cherche un concessionnaire capable de financer les travaux d’Inga III et de construire et exploiter le projet incite ces trois équipes à s’ouvrir à de nouveaux partenaires pour répondre au nouveau cahier des charges. L’objectif du gouvernement est de recruter le concessionnaire avant la fin 2016 pour un début des travaux – d’une durée estimée de cinq ans – en 2017.

Selon une source proche du dossier, cité par Jeune Afrique, certains consortiums « ont engagé des discussions » avec d’autres groupes de France, d’Allemagne ou des États-Unis, dont l’intérêt pour le projet Inga a été ravivé par la récente visite de Joseph Kabila en Chine.

Entre-temps, il a été crée mardi dernier, au sein du cabinet du Chef de l’Etat congolais une « Agence pour le développement et la promotion du projet Grand Inga ». Elle est dirigée par l’ancien Ministre de l’Energie Bruno Kapandji en tant que Chargé des Missions.

Le potentiel hydroélectrique de la RDC estimé par la Banque mondiale est de 100 gigawatts, ce qui place le pays à la troisième place au monde derrière la Chine et la Russie, mais 2,5% seulement de cette capacité a été développée à ce jour.

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