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RDC : Reddition des comptes 2014, les griefs mis à charge du Gouvernement !

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Dépassement budgétaire, mauvaises imputations, non recours à la loi de finances rectificative, non prise en compte du travail des comptables publics… sont parmi les griefs mis à charge du gouvernement. Et pour lesquels d’aucuns appellent à des sanctions appropriées. Respectueux du Parlement, serein et sûr de son fait, le Ministre des Finances entend répondre aux préoccupations des élus du peuple ce mercredi.

Les élus se sont déchainés tout en reconnaissant que le ministre Yav Mulang n’est là que depuis quelques mois. Face à ce déluge de questions, l’économiste formé à la bonne école Yav Mulang répond ce mercredi.

Le ministre des Finances, Henri Yav Mulang, était très attendu hier par les élus du peuple à l’Assemblée nationale, où a eu lieu le débat général sur le projet de loi de reddition des comptes de l’exercice 2014. Ce, au terme de la présentation de l’économie dudit texte de loi par le ministre des Finances.

Des incohérences attestant la violation de la LOFIP

Pour l’essentiel, les réalisations des recettes de l’Etat ont été de 73,17% en 2014 dont 70,05% (recettes internes) et 68,40% (recettes extérieures). Quant aux budgets annexes, les réalisations ont été de 22,81% et les comptes spéciaux de 83,16%.

La chambre basse du parlement qui a jugé le vote du texte sous examen, comme préalable à l’examen du projet du Budget de l’exercice 2016, présenté par le gouvernement, a soulevé plusieurs préoccupations quant à sa fiabilité, relevant certaines incohérences dans les chiffres contenus dans le projet de reddition des comptes, de l’exercice concerné.

Les élus du peuple ont notamment fait état de la mauvaise exécution des dépenses publiques, le dépassement budgétaire et la violation de la loi des finances en la matière. Ils ont mis en exergue la faible réalisation des recettes publiques dans le chef du Gouvernement.

Yav obtient 48 heures pour répondre

Le ministre a sollicité un délai initial de 72 heures pour rencontrer les préoccupations exprimées par les députés nationaux, compte tenu, dit-il, « de la profondeur, de la diversité et de l’importance des interventions faites par les députés, sans oublier les questions les questions aussi pertinentes les unes que les autres ».

Mais le bureau de la chambre basse lui a accordé un délai de 48 heures pour apporter des réponses aux préoccupations structurelles des élus du peuple. Notamment l’application du principe de la LOFIP (Loi de finances publiques), la problématique de la pratique des lois rectificatives (qu’en est-il et qu’est-ce que le ministre propose).

Autre question structurelle, a rappelé le président Minaku, « la problématique des imputations, l’origine des mauvaises imputations pour mieux comprendre cela parce que nous devons, en tant qu’Assemblée nationale, avoir un œil branché sur le fonctionnement de la Cour des Comptes ».

A l’ouverture de la présente session parlementaire, le 15 septembre dernier, le président de l’Assemblée nationale avait fait monter la pression, s’interrogeant « sur la façon dont nos différentes autorisations ont été exécutées », invitant par la même occasion la Chambre basse à « en tirer les conséquences positives et non politiciennes ».

En attendant les réponses aux préoccupations des députés nationaux liées aux faiblesses de l’exécution de ce budget, évoquant notamment la faible mobilisation des recettes et des dépassements de la ligne budgétaire, plusieurs élus ont appelé à des sanctions appropriées. Cependant, d’aucuns n’en croient pourtant pas, évoquant « la loi de la Majorité présidentielle ».

FA / Zoom Eco

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