Connect with us

Economie

Julien Paluku : « la ratification de l’Accord sur la facilitation des échanges est nécessaire pour la RDC »

Published

on

Le Ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a pris part au briefing presse organisé, le mardi 27 mai 2025, par son collègue de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya.

Dans son intervention, Julien Paluku a de prime abord martelé sur les avantages liés à la ratification sur la facilitation des échanges internationaux et celui sur les subventions à la pêche. Ici, il a indiqué que cela permettra au pays de moderniser son commerce extérieur, de se positionner comme plateforme logistique régionale, d’accroître sa compétitivité, de diversifier ses exportations et renforcer ses capacités administratives et institutionnelles.

« Nous avons constaté que la RDC était en retard de paiement depuis plusieurs années, et qu’elle n’a pas ratifié certains accords importants. Bien que nous soyons membres de l’OMC depuis 1997, il y a un accord majeur que l’on appelle l’Accord sur la facilitation des échanges. Cet accord permet à tous les pays du monde de bénéficier de l’accompagnement de l’OMC, c’est-à-dire en termes de formation du personnel, mais également en termes de formation des opérateurs économiques. Parce que pour gagner ce marché-là, il faut avoir une formation spécialisée. Il faut savoir quelles sont les règles qui sont imposées dans la chaîne de production.
Par exemple, quand vous voulez produire du soja à destination de la Chine où l’on nous a demandé un million de tonnes, il faut qu’on sache quelles sont les normes exigées par la Chine pour pouvoir exporter vers ce pays-là.
Et l’OMC, effectivement, était absente dans ce pays, parce qu’on n’avait pas payé les cotisations pendant plusieurs années, mais aussi parce qu’on n’avait pas ratifié cet accord. »

Au dernier Conseil des Ministres, Julien Paluku a présenté l’économie de l’Accord sur la facilitation des échanges, et un deuxième accord sur les subventions à la pêche.

« Ces deux accords, une fois ratifiés par le Gouvernement congolais, vont nous ouvrir la vanne de l’OMC et permettre qu’on vienne former nos producteurs locaux, pour qu’ils s’alignent effectivement sur le commerce international.  », a-t-il précisé.

S’agissant des défis à relèver, Julien Paluku en a énuméré trois à savoir :

Primo : les impôts et taxes qui pèsent lourd, et qui rendent difficile le climat des affaires en République Démocratique du Congo.

« À ce sujet, le Président de la République a donné des instructions claires pour que nous puissions réviser, au sein de la Commission ECOFIN, la loi sur la nomenclature des impôts et taxes du pouvoir central et des provinces. Et donc, lorsque cette loi sera passée au peigne fin, cela va nous permettre de réduire le nombre de taxes et d’impôts et de permettre à tout opérateur économique qui a choisi la RDC de ne pas se heurter à trop d’entraves. », a-t-il fait savoir.

Secundo : les infrastructures.

« On peut bien produire, mais comment va-t-on évacuer les produits vers les grands centres de consommation ou pour les acheminer vers l’extérieur ?, s’est-il interrogé. Là, le Gouvernement a répondu en élaborant le Plan Directeur de l’Industrialisation, qui donne les composantes essentielles devant fonder la politique de la RDC en matière d’infrastructures.

Tertio  : la sécurité.

« La sécurité est un défi majeur. Comme vous le savez, depuis 30 ans, le Rwanda a fait de la RDC son terrain d’expérimentation.
Toutes ses politiques extérieures, en termes de vénins qu’il a inoculés sur le territoire congolais…Vous savez, tous ces termes que j’ai évoqués ici FDLR, la haine tribale …ce sont des choses que le Rwanda a utilisées depuis des années pour rester le seul pays en Afrique centrale à développer un soft power. Un soft power qu’il peut vendre en matière de tourisme, en termes d’attractivité. Il a fait en sorte que l’insécurité soit permanente dans l’Est de la RDC, afin que l’attractivité de notre pays n’intéresse personne. Ainsi, lorsque vous êtes dans tous les salons du monde, la première question qu’on vous pose est : Est-ce qu’il est possible d’aller en République Démocratique du Congo ? Est-ce qu’on peut s’y réveiller un matin ? Et lui, le Rwanda a réussi à construire ce narratif autour d’un soft power qu’il peut vendre à travers le monde. », a-t-il expliqué.

Il sied de noter pour le secteur du commerce extérieur constitue un véritable levier du développement économique du pays.

AGNES KAYEMBE

Advertisement
Advertisement DRC Mining 2026
Bendele
Rawsur

Edito

ZoomEco TV