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Economie

Monde : A 13.347 USD la tonne, le cuivre repart à la hausse

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Après plusieurs semaines marquées par une tendance baissière, le cuivre, l’un des principaux produits miniers exportés par la République Démocratique du Congo (RDC), amorce un net redressement sur les marchés internationaux en ce début de février 2026.

Selon les projections de la Commission nationale des mercuriales du ministère congolais du Commerce extérieur, la tonne de cuivre devrait se négocier à 13.347,90 USD sur la période du 9 au 14 février 2026, contre 12.943 USD une semaine plus tôt.

Cette évolution représente une plus-value hebdomadaire d’environ 404 USD, traduisant un regain d’intérêt pour le métal rouge après un mois de repli.

Sur les plateformes boursières internationales, la dynamique reste globalement haussière, bien que marquée par une certaine volatilité.

À titre indicatif, la tonne de cuivre s’échangeait autour de 12.980 USD ce mardi 10 février 2026, selon les cotations observées sur Boursorama.

Au-delà des fluctuations de court terme, le cuivre s’inscrit depuis 2025 dans une trajectoire de hausse soutenue.

En l’espace de douze mois, son prix a progressé de plus de 40 %, atteignant un sommet historique de 13.387 USD la tonne au début du mois de janvier 2026 sur le London Metal Exchange (LME).

Longtemps considéré comme un indicateur avancé de la conjoncture économique mondiale, d’où son surnom de « Dr. Cuivre », le métal rouge voit aujourd’hui son rôle évoluer. Il n’est plus uniquement lié aux cycles de la construction ou de l’industrie lourde, mais s’impose désormais comme un intrant stratégique au cœur des transformations technologiques et énergétiques mondiales.

L’essor rapide de l’intelligence artificielle, la multiplication des centres de données à forte intensité énergétique, ainsi que la montée en puissance des véhicules électriques contribuent à une demande structurellement plus élevée.

Les analystes estiment que les seuls besoins liés aux infrastructures numériques pourraient représenter plusieurs centaines de milliers de tonnes supplémentaires de cuivre dès 2026.

Parallèlement à cette demande croissante, l’offre mondiale demeure sous pression.

Plusieurs grandes mines font face à des contraintes opérationnelles, tandis que le vieillissement des infrastructures minières et les retards dans le développement de nouveaux projets limitent la capacité d’augmentation rapide de la production.

Certaines institutions financières internationales anticipent ainsi un déficit notable de cuivre raffiné en 2026, alimentant les craintes de déséquilibres durables sur le marché.

À ces facteurs s’ajoutent les incertitudes liées aux politiques commerciales, notamment aux États-Unis, qui pourraient influencer les flux d’échanges et la formation des prix au cours de l’année.

Dans ce contexte, les perspectives pour 2026 restent contrastées.

Si la tendance de fond demeure favorable au cuivre, les experts n’excluent pas des phases de correction, notamment en cas de décisions politiques affectant les tarifs douaniers ou de ralentissement conjoncturel dans certaines grandes économies.

Pour les pays producteurs, cette configuration représente à la fois une opportunité et un défi.

La République Démocratique du Congo, acteur majeur de la production mondiale de cuivre, entend capitaliser sur cette conjoncture afin de renforcer ses recettes d’exportation et de consolider sa place stratégique dans les chaînes de valeur mondiales liées à la transition énergétique et numérique.

À court terme, la hausse observée en février confirme le retour de la confiance des marchés.

À moyen et long terme, l’évolution du cuivre dépendra étroitement de la capacité de l’offre mondiale à suivre un rythme de demande désormais porté par des transformations structurelles profondes de l’économie mondiale.

Mitterrand MASAMUNA

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