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RDC : André Wameso s’engage à dé-dollariser l’économie et mener des réformes stratégiques

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À la tête de la Banque centrale du Congo depuis peu, André Wameso cité dans un article de Bloomberg, s’engage résolument à sortir l’économie congolaise de sa forte dépendance au dollar en menant une politique audacieuse de dé-dollarisation, appuyée par une série de réformes stratégiques destinées à restaurer la confiance dans le franc congolais et à moderniser l’écosystème financier du pays.

Aujourd’hui, près de 90 % des transactions en République Démocratique du Congo s’effectuent en dollars, une situation nourrie par la prédominance des exportations de matières premières (cuivre, cobalt, or) et la défiance persistante envers la monnaie locale.

Wameso se veut ferme : « Nous avons besoin que la population fasse à nouveau confiance à sa monnaie, car je ne pense pas qu’on puisse construire un nouveau Congo avec une autre devise que la monnaie nationale. »

Pour inverser cette tendance, le nouveau Gouverneur lance plusieurs réformes stratégiques. Parmi elles, la création d’une chambre de compensation en collaboration avec le Trésor américain afin de fluidifier les transactions domestiques.

D’autre part, il souhaite encourager l’émission de titres en francs congolais, avec pour objectif de bâtir une courbe de rendement capable d’attirer l’épargne nationale vers les instruments locaux.

Sur le plan structurel, André Wameso entend refonder l’écosystème financier du pays. La création d’un marché des capitaux, fondé sur la capitalisation des fonds de pension publics, figure ainsi parmi ses priorités. La réforme du secteur du logement et le développement du financement hypothécaire en monnaie locale visent également à renforcer l’usage du franc congolais et à diversifier les opportunités d’investissement domestique.

Malgré sa proximité avec le Président Félix-Antoine Tshisekedi, André Wameso assure œuvrer pour l’indépendance de la BCC, un engagement clé dans le cadre de l’accord de 1,7 milliard de dollars établi avec le Fonds monétaire international.

Sur le plan diplomatique, il continue de jouer un rôle central dans les négociations avec le Rwanda et le renforcement des partenariats économiques, notamment avec les États-Unis.

Enfin, le renforcement des réserves nationales constitue un pilier supplémentaire de sa stratégie. La construction d’une raffinerie d’or à Kinshasa, projet phare pour lutter contre la contrebande, devrait contribuer à soutenir la monnaie nationale.

« L’or  heureusement  nous l’avons sous nos pieds », a-t-il rappelé.

Au demeurant, des analystes avertis estiment que la réussite de ce vaste chantier dépendra de la capacité des autorités à instaurer une stabilité macroéconomique durable, à renforcer le pouvoir d’achat des ménages et à convaincre les acteurs économiques d’adopter pleinement le franc congolais dans leurs transactions au quotidien.

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