Economie
RDC : en glissement annuel, le taux d’inflation est passé de 23,8% en 2023 à 12,8% fin 2024

La République Démocratique du Congo (RDC) a enregistré une baisse notable de son taux d’inflation, passant de 23,8 % en 2023 à 12,8 % en 2024. C’est ce qui ressort des récentes données publiées par le Fonds monétaire international (FMI).
Cette amélioration, souligne la même source, est le résultat d’une gestion rigoureuse des politiques économiques et d’une stabilisation des prix des biens et services.
En effet, ces bons résultats enregistrés par le Gouvernement congolais, grâce aux réformes économiques mises en place, ont permis au Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) d’approuver un accord de 38 mois pour un montant de 1 332,5 millions de DTS, renforçant ainsi la confiance dans l’économie congolaise.
Ce soutien financier vise à maintenir la stabilité macroéconomique et à promouvoir la croissance.
La Banque Centrale du Congo (BCC) a mis en place des mesures pour contrôler l’inflation ayant montré des signes de ralentissement depuis plusieurs mois.
En novembre 2024, le taux d’inflation a atteint 11,7 %, indiquant une tendance baissière continue.
Les dépenses publiques ont été gérées avec prudence, bien que le solde budgétaire intérieur ait été affecté par une augmentation des salaires et des dépenses exceptionnelles liées à la sécurité. Cependant, la collecte des recettes budgétaires a dépassé les prévisions.
Le déficit du compte courant devrait également se réduire, contribuant à renforcer les réserves internationales du pays. Cette situation favorable pourrait encourager davantage d’investissements étrangers.
Les autorités congolaises devraient toutefois rester vigilantes face aux risques inflationnistes persistants.
La coordination entre les politiques budgétaires et monétaires sera cruciale pour maintenir cette tendance positive.
Les perspectives économiques pour 2025 semblent encourageantes, mais les défis liés à l’instabilité politique et aux conflits régionaux demeurent préoccupants.
Une attention particulière devrait être portée aux réformes structurelles nécessaires pour soutenir une croissance durable.
Mitterrand MASAMUNA






















