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RDC : hausse des prix des denrées de grande consommation, un Comité de suivi mis en place !

Face à la hausse généralisée des prix des produits de grande consommation que connait la République démocratique du Congo (RDC), un Comité de suivi des prix des produits de grande consommation vient d’être mis en place. Supervisé par le ministère de l’Economie nationale, il a pour objectif de permettre le suivi hebdomadaire des prix des denrées de grande consommation.
« Nous avons établi une structure importante au sien du ministère. En l’occurrence le Comité de suivi de prix des produits de consommation de masse ou de produits de première nécessité. Nous avons élargi ce Comité en invitant les associations de consommateurs pour que nous puissions discuter et faire le contrepoids avec les opérateurs économiques. Et éventuellement, anticiper sur des perspectives de hausse de prix dans les jours à venir… », a annoncé la ministre de l’Economie dans une récente sortie médiatique.
Plusieurs autres mesures ont ainsi été annoncées pour tenter de contenir la hausse des prix des biens de première nécessité. Surtout quand on sait que les prix des denrées tels que le sucre, poulet, haricots maïs, flambent.
Parmi les causes évoquées par la ministre de l’Economie nationale, Acacia Bandubola, l’on note entre autres les causes monétaires liées à la variation du taux de change, mais aussi des causes conjoncturelles.
A RE(LIRE) : hausse des prix de produits de première nécessité, les raisons ne sont pas que monétaires
Sur le marché des biens, le sucre a connu une hausse de prix la plus spectaculaire, connaissant ainsi une augmentation de 64%. Une flambée due, selon la ministre de l’Économie, à une mauvaise récolte de canne à sucre.
« La Compagnie sucrière Kwilu-Ngongo n’a produit entre mai et novembre l’an dernier que 60 000 tonnes sur les 100 000 dont on a besoin pour couvrir les besoins de l’ouest du pays », renseignent les experts du ministère de l’Economie.
Par ailleurs, le avait pris des mesures relatives à d’interdiction d’importation du sucre pour protéger la filière. Ce qui est à la base d’un déséquilibre majeur entre l’offre et la demande du sucre.
Le prix du poulet, lui, a augmenté de plus de 50%. Pour le gouvernement, c’est l’une des conséquences des sanctions américaines adoptées en décembre dernier contre le Libanais Saleh Assi, soupçonné de blanchir l’argent du Hezbollah.
La société Mino Congo appartenant au libanais, sous sanctions également, fournissait 30% de la demande de poulets dans la partie Ouest de la RDC. Une situation qui a permis à d’autres acteurs économiques d’en profiter pour spéculer sur les prix.
#RDC : 1,7% de dépréciation monétaire face à 25% de hausse de prix sur le marché | via @Zoom_eco– https://t.co/sKcA8NqxhZ
— Zoom Eco (@Zoom_eco) December 23, 2019
Selon la ministre de l’Economie, les hausses de 25% du prix des haricots et de 20% de celui du maïs s’expliquent notamment par la dégradation de la route reliant Bunia à Kisangani suite aux pluies. Les camions qui mettaient deux jours pour relier ces deux villes de l’Est, explique-t-on, en mettent aujourd’hui plus de 20 à cause du mauvais état de la route.
A en croire les sources gouvernementales, la production du maïs ferait également les frais de l’insécurité et notamment de la crise Kamuina Nsapu, qui a empêché la production dans l’espace kasaïen, traditionnel grenier de cette céréale.
Olivier KAMO


















