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RDC : la cyber sécurité au centre d’un atelier à Kinshasa

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La cyber sécurité est au Centre d’un atelier de réflexion qui s’ouvre ce mardi 18 septembre 2018 à Kinshasa. Ces assises de quatre jours sont organisées par le gouvernement central, sous le haut patronage du président de la République. Objectif : permettre à la RDC de faire l’évaluation de sa disponibilité à mettre en place un Computer Incident Response Team (CIRT)

En effet, ces travaux se tiennent en conformité avec la résolution 58 du 29 novembre 2012 de l’Union Internationale des Télécommunications encourageant ses états membres à créer des acquis nationaux d’intervention en cas d’incident informatique.

Avantages du CIRT

Le CIRT national devra offrir au pays la capacité d’identifier, de réagir et de gérer les menaces cybernétiques tout en renforçant sa position de la cyber sécurité.

«Le résultat final de cet atelier sera un rapport qui contiendra des questions essentielles, des conclusions et analyses, des recommandations et un plan de mise en œuvre par étapes pour la mise en place du CIRT national», indique les organisateurs.

Avec l’intégration de meilleures pratiques et processus, des experts et une technologie robuste, le CIRT national pourra jouer le rôle de maintenir une vigilance permanente afin de défendre les infrastructures contre les cyberattaques, et aussi servir de centre de critique pour analyser l’information sur les menaces.

Bien plus, les compétences du CIRT peuvent s’étendre aux organismes des secteurs public et privé en vue de les sensibiliser davantage à la sécurité, les aider à remédier aux vulnérabilités identifiées et améliorer la sécurité globale.

Implication des intervenants

D’après les experts du gouvernement, il est important de rencontrer les principaux intervenants pour parvenir à un consensus initial sur les attentes, l’orientation stratégique, les définitions et les responsabilités du CIRT national.

Car, soutiennent ils, un CIRT national étant appelé à coordonner les incidents liés à la cyber sécurité et à fournir une réponse, cette coordination devrait être entreprise en étroite coopération avec d’autres organes du pays.

D’où, la nécessité de travailler avec les organismes gouvernementaux compétents et interagir si nécessaire avec les CIRT nationaux d’autres pays.

Personnel technique visé

Le profil des participants est technique. Il s’agit du personnel dont le travail quotidien a un rapport avec la sécurité, ou du moins avec les TIC et les réseaux TIC. A cela s’ajoute l’implication du personnel de gestion, qui est chargé de prendre des décisions.

Ainsi, prendront part à ces assises, des représentants des ministères concernés, des décideurs politiques, des délégués du système judiciaire, des organismes de réglementation, des agences de sécurité nationale, de l’armée (les unités chargées de la sécurité de l’information et/ou de la gestion des TI et des TIC).

Il y a également ceux des organismes d’application de la loi fournisseurs/opérateurs des infrastructures essentiels (eau, énergie, transport, etc.), de l’agence monétaire centrale et banques commerciales, et des organismes nationaux de recherche Industrie locale impliquée dans des initiatives de sécurité.

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L’organisation de ces assises signale également la participation des responsables chargés de l’élaboration des politiques et stratégies nationales en matière de TIC (y compris du point de vue législatif) ainsi que le représentant des entités chargées de la mise en œuvre de ces politiques.

Le go de ces travaux sera donné par le premier ministre, Bruno Tshibala, cet avant-midi à l’hôtel Béatrice de Kinshasa. Les travaux vont s’étendre sur quatre jours, soit du 18 au 21 septembre 2018.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

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