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RDC : Les perspectives passent de « stables » à « négatives » selon Standard & Poor’s

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La note souveraine du pays est maintenue à “B-“, mais avec des perspectives passées de « stables » à «négatives ». En cause : le recul des réserves de change, la hausse des déficits courants et… les incertitudes électorales.

L’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) a abaissé les perspectives de la note souveraine de la République démocratique du Congo, passées de « stables » à « négatives ». Les notes de crédit souverain sont maintenues à « B- » à long terme et « B » à court terme.

Dans un communiqué publié ce mardi, l’agence explique cette décision prise le 5 février par un accroissement des « vulnérabilités de la RDC vis-à-vis de l’extérieur ».

Dépendance

S&P remarque ainsi que les réserves de change du pays ont « atteint un niveau faible de 1,2 milliard de dollars le 31 décembre 2015, ce qui correspond à environ un mois de paiements courants ».

Selon les chiffres du FMI, ces réserves étaient de 1,695 milliard de dollars fin 2013 et de 1,577 milliard de dollars en 2014. Le recul des réserves de change et le creusement du déficit des comptes courants (attendu en moyenne à 9,5 % du PIB en 2016-2019) s’inscrivent « dans le sillage de la chute des prix du cuivre », explique S&P, qui déplore « la dépendance » de la RDC à ce minerai qui est sa principale ressource d’exportation.

L’agence anticipe désormais le cours du cuivre à 4 600 dollars la tonne en 2016 contre un niveau de 6 000 dollars la tonne pour 2016-2017 comme elle s’y attendait encore en août 2015. Son cours était de l’ordre de 10 000 dollars la tonne en 2011…

Incertitudes

Standard & Poor’s relève également les incertitudes concernant les prochaines échéances électorales du pays. « Le coût, les difficultés d’organisation et la contestation possible par l’opposition des différentes élections prévues cette année constituent à notre sens un risque pour les notes », écrit l’agence de notation, qui s’inquiète en particulier de la « façon dont celles-ci seront financées […] étant donné les sources de financement limitées du gouvernement et la réticence des bailleurs de fonds à apporter de l’argent pour organiser les élections ».

« Les incertitudes politiques et le manque de visibilité concernant les élections prévues en 2016 pourraient engendrer des troubles susceptibles de déstabiliser les institutions et l’économie », résume S&P. Autant d’éléments qui justifient à ses yeux les perspectives négatives associées à la note du pays.

Croissance

L’agence de notation rappelle cependant que la croissance du PIB du pays demeure solide, bien qu’en léger recul : elle est attendue autour de +7 % entre 2016-2019, contre +7,7 % en 2015 et +9,5 % en 2014.

Enfin, l’endettement du pays – qui a bénéficié en 2010 d’une réduction de sa dette dans le cadre de l’initiative PPTE – reste mesuré.

La dette de la RDC est attendue à 18,7 % du PIB en 2016 contre 17,1 % en 2015. Elle devrait toutefois s’accroître progressivement pour atteindre 21 % du PIB en 2019 « pour financer les déficits budgétaire et courant », avertit toutefois S&P.

JA / Zoom Eco

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