Economie
RDC : L’inflation cumulée s’est établie à 5,93 % fin septembre 2025

L’indice global des prix à la consommation en République Démocratique du Congo (RDC) a enregistré une baisse notable au cours de la première semaine du mois d’octobre 2025, selon les données publiées par la Banque Centrale du Congo (BCC).
D’après ces données, le taux d’inflation hebdomadaire s’est établi à -0,10 %, marquant ainsi un recul après les hausses successives observées à la fin du mois de septembre, qui étaient respectivement de 0,06 % et 0,13 % pour la quatrième et la troisième semaine.
Cette baisse, qualifiée de déflation, s’explique principalement par le repli des prix dans plusieurs catégories de biens de consommation.
Les fonctions de consommation telles que les produits alimentaires et boissons non alcoolisées, les biens et services divers, ainsi que les articles d’habillement et chaussures ont été les principaux moteurs de cette évolution. À elles seules, elles ont contribué à hauteur de 59,4 %, 20,2 % et 11,3 % respectivement à la baisse globale de l’inflation.
Cette évolution globale de l’inflation est la résultante de la diminution des prix de certains produits alimentaires de première nécessité, notamment (i) le sac de 50 Kg maïs, qui est passé de 230.000 CDF à 170.000 CDF, (ii) le riz de 25 Kg venant de 65.000 CDF à 55.000 CDF et (iii) le sachet de sucre, de 18.000 CDF à 15.000 CDF.
L’inflation cumulée s’est établie à 5,93 % venant de 6,04 % une semaine auparavant et 10,0 % à la période correspondante de 2024.
En glissement annuel, il s’est établi à 7,56 % en 2025 contre 15,12 % à la même période de 2024, reflétant un ralentissement notable des tensions inflationnistes observées l’année précédente.
Au niveau des principales villes, la déflation hebdomadaire est observée dans toutes les provinces échantillonnées. Le taux d’inflation hebdomadaire s’est chiffré à -0,11 % à Kinshasa, à -0,10 % à Lubumbashi et à -0,09 % à Goma, contre 0,04 % à Kinshasa et 0,06 % à
Lubumbashi et Goma la semaine précédente.
À l’inverse, certains secteurs sont restés stables au cours de cette période. C’est notamment le cas des boissons alcoolisées et tabac, ainsi que des communications, dont les prix n’ont pas enregistré de variation significative d’une semaine à l’autre.
Cette dynamique pourrait traduire un certain répit pour le pouvoir d’achat des ménages, dans un contexte économique encore fragile. Toutefois, les autorités monétaires restent attentives à l’évolution des indicateurs économiques dans les semaines à venir, alors que les pressions sur les prix demeurent une préoccupation centrale.
La Banque Centrale du Congo publie régulièrement ces statistiques, qui servent de baromètre à la politique monétaire et aux analyses économiques dans le pays.
Mitterrand MASAMUNA
























