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Economie

RDC-Rwanda : les six axes de l’accord des principes du Cadre d’intégration économique régionale (CIER)

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Energie, Infrastructures, Chaînes de approvisionnement des minerais, Gestion de parcs nationaux et tourisme, Santé publique et Autres possibilités d’élargissement de la coopération. Tels sont les six axes stratégiques du Cadre d’intégration économique régionale (CIER) que la RDC et le Rwanda aspirent à mettre en place, sous l’égide des États-Unis d’Amérique, pour la paix, la stabilité, le développement économique et la prospérité.

Production accrue de l’électricité

Les Parties ont exprimé leur intention de coopérer pour s’assurer que la production et l’accès à l’électricité pour l’industrie et les ménages augmentent et envisager la création d’un pool énergétique régional.

En effet, le développement de l’énergie est l’une de conditions préalables à l’industrialisation, en particulier dans le secteur minier, et à l’amélioration de la qualité de vie des communautés.

Dans une perspective régionale et continentale, la priorité devrait être accordée au bouclage financier du projet hydroélectrique de Ruzizi III et à l’exploitation coordonnée et durable du méthane provenant du lac Kivu pour la production et la transmission d’électricité.

Pour y parvenir, les deux Parties pourraient recourir aux mécanismes multilatéraux de gouvernance de la CEPGL, le cas échéant.

Développement d’infrastructures

Dans ce domaine, la coopération pourrait viser les infrastructures d’intérêts commun, en particulier celles de transport, de logistique et de technologies de l’information et de la communication (TIC).

« Les Parties ont l’intention de développer les infrastructures de transport de passagers et de marchandises ainsi que des infrastructures d’entreposage, portuaires et commerciales, et coopérer pour attirer et mobiliser les investissements du secteur privé dans les infrastructures qui favorisent la croissance économique dans la région des Grands Lacs », soutient le communiqué officiel.

Le Cadre d’intégration économique régionale (CIER) devrait favoriser la mise en œuvre de ces actions de manière à ce qu’elles s’inscrivent dans le cadre du Corridor de Lobito bénéficiant du soutien des États-Unis d’Amérique et à faire progresser les deux pays vers une connectivité régionale et internationale améliorée dans les domaines des transports, de la logistique et des TIC.

Approvisionnement transparent des minerais

Premièrement, les deux Parties ont la volonté d’œuvrer dans leur pays respectif et en collaboration l’un avec l’autre afin d’assurer un approvisionnement constant et transparent des marchés internationaux en minerais.

Pour cela, elles vont s’engager à coopérer afin de garantir que le commerce des minerais ne serve plus à financer les groupes armés mais à créer un secteur minier industriel de classe mondiale dans la région, de la mine à l’utilisateur final, qui apporte une valeur ajoutée aux deux pays et améliore la réputation du secteur.

Les Parties devront également s’engagent à formaliser l’exploitation minière artisanale et à petite échelle, à développer les opportunités de nouvelles sources de revenus et à entreprendre des initiatives conjointes pour renforcer la transparence et lutter contre la corruption et le commerce illicite, y compris en améliorant la traçabilité et les normes professionnelles.

Dans l’objectif d’assurer une meilleure interopérabilité transfrontalière, les Parties poursuivent l’objectif commun de créer les conditions nécessaires pour que les plus grandes sociétés d’extraction et de transformation minière du monde investissent dans la région.

Sécurisation des parcs nationaux

Le renforcement des activités transfrontalières de conservation et de gestion des parcs vise une gestion de la biodiversité et des écosystèmes qui soit fondée sur la science.

Pour ce faire, les Parties vont s’engagent à élaborer une stratégie de sécurité transfrontalière tout au long de la frontière afin d’améliorer la coordination et la coopération liées aux menaces dans les parcs grâce à des mécanismes coordonnés d’application de la loi et à l’harmonisation de la législation.

D’après le communiqué officiel du Département d’Etat américain, il est question de créer un environnement propice au développement d’une filière touristique transfrontalière durable et de soutenir les opérateurs touristiques des deux pays.

Par ailleurs, il sera promu l’autonomisation et l’intégration des communautés dans la conservation grâce au partage proportionnel des avantages et à des moyens de subsistance durables, comme l’introduction d’un système harmonisé de partage proportionnel des recettes touristiques et une politique harmonisée pour le développement des moyens de subsistance des communautés.

En réalité, les dispositifs existants dans ce domaine ne seront que renforcés et consolidés pour l’atteinte des objectifs poursuivis.

Coopération sanitaire renforcée

Dans ce domaine, le renforcement de la coopération transfrontalière vise à prévenir et à maîtriser la propagation des maladies et à favoriser l’amélioration de la santé publique.

Une fois le CIER conclu, les Parties devront s’efforcer à veiller à ce que des efforts conjoints soient déployés dans la zone transfrontalière pour prévenir efficacement les flambées épidémiques, les pandémies et les épidémies. Elles devront également explorer les options de partage d’informations pour promouvoir la recherche scientifique et les opportunités commerciales liées à la santé.

Possibilité d’élargir la coopération

Pendant que se poursuivra la mise en œuvre des initiatives du CIER, il sera possible d identifier de nouvelles opportunités d’initiatives conjointes au fur et à mesure qu’elles se présenteront. C’est le cas d’évoquer les domaines de l’eau, de l’assainissement, de l’agroalimentaire (y compris l’élevage), de l’éducation, du sport et du divertissement.

Les Parties vont s’engager à explorer les options qui permettraient d’accélérer la libéralisation et l’intégration mutuelle des échanges commerciaux.

Ainsi, le CIER devrait demeurer une plateforme dynamique, à même de continuer à soutenir l’approfondissement de l’interdépendance économique et la prospérité partagée.

À tout prendre, la lecture de cet accord des principes pousse à insister sur trois (3) principes phares qui devront caractériser ce CIER. Il s’agit respectivement : (i) de la souveraineté, du respect mutuel et de la coopération régionale ; (ii) du combat et de l’élimination des activités illicites associées à l’extraction, au commerce, au transport et à la transformation des ressources minières ; et, (iii) le contrôle souverain total de chaque pays sur l’exploitation, la transformation et l’exportation de ses ressources naturelles.

EM

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