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Economie

RDC : Un PIB de 255.000 milliards de CDF projeté en 2026

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La République Démocratique du Congo (RDC) semble engagée sur une trajectoire de croissance solide à l’horizon 2030, selon les dernières projections du Fonds monétaire international (FMI).

Malgré un contexte mondial instable et des défis structurels persistants, les indicateurs économiques congolais affichent une progression encourageante.

Un Poduit intérieur brut (PIB) en hausse continue, mais encore sous-performant en valeur par habitant

En termes de prix constants (base 2005), le PIB de la RDC est passé de 18.088 milliards de CDF en 2025 à 19.023 milliards en 2026, avec une tendance haussière projetée jusqu’en 2030.

À prix courants, l’économie congolaise pèsera environ 255.312 milliards de Francs congolais (CDF) dès 2026, soit une progression nominale notable par rapport aux 226.457 milliards de Francs congolais (CDF) en 2025.

En dollars courants, le PIB atteindra 84,8 milliards USD en 2026, contre 79,1 milliards en 2025.

En parité de pouvoir d’achat (PPA), il culminera à 215,8 milliards de dollars, traduisant un potentiel économique plus élevé que ne le suggèrent les taux de change officiels.

Un indicateur clé : le PIB par habitant peine à décoller

Le PIB par habitant en monnaie constante passe de 169.762 CDF à 172.912 CDF entre 2025 et 2026. Cette progression reste modérée, ce qui suggère que la croissance démographique continue de diluer les gains économiques.

En 2020 déjà, il s’élevait à 1.720 CDF, montrant une croissance réelle lente sur le long terme.

Déflateur et inflation : une pression toujours présente

L’indice déflateur du PIB grimpe de 1.251 en 2025 à 1.342 en 2026, confirmant une inflation structurelle persistante dans l’économie. Cette évolution pèse sur le pouvoir d’achat et limite la capacité d’investissement privé, notamment dans les secteurs productifs non extractifs.

À l’horizon 2030 : entre potentiel minier et fragilité structurelle

À l’approche de 2030, la RDC dispose d’un levier clair : l’exploitation de ses vastes ressources naturelles, notamment les métaux stratégiques (cuivre, cobalt, lithium).

Toutefois, la croissance économique ne se traduira en prospérité partagée que si elle est accompagnée d’un renforcement de l’État fiscal, de la diversification de l’économie et de l’amélioration des infrastructures.

En l’état, la hausse du PIB est réelle mais encore trop faiblement redistributive.

Sans politiques ambitieuses de transformation structurelle, le pays risque de rester dans une dynamique de croissance appauvrissante, où le progrès macroéconomique ne se répercute pas sur la vie quotidienne des congolais, indiquent les experts.

Flory Musiswa

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