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La RDC atteint USD 1,7 M des réserves de change, selon la BCC, des chiffres qui ne valent rien, selon la FEC

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A fin novembre 2014, les réserves de change de la RDC se sont situées à 1.710,87 millions de USD. Ce qui, selon le Gouv de la BCC Déogratias Mutombo, correspond à 8,2 semaines d’importations des biens et services sur ressources propres. Pas de quoi s’en ravir outre mesure, à en croire le patron des patrons r-dcongolais, Albert Yuma,  la moyenne pour les pays de la SADC est de 4 mois, soit 16 semaines.

Sur le marché monétaire, l’encours du bon BCC s’est établi à 82,0 milliards de CDF contre 70,0 milliards à fin octobre 2014, soit une ponction mensuelle de 12,0 milliards de CDF. Cette situation résulte de la ferme détermination de la BCC de renforcer la stabilité de la monnaie nationale à l’approche des festivités de fin d’année. Pour le numéro un de la FEC, Albert Yuma, le gros des réserves de change a été constitué à l’époque où nous étions en relation avec le Fonds Monétaire International et bénéficions des apports du FMI, de la Banque Mondiale et de la BAD. Les réserves qu’on a accumulées depuis par les fruits de nos exportations ne sont pas si importantes.

Selon, la Banque centrale du Congo, BCC, le dynamisme observé sur le marché monétaire s’est poursuivi au cours du mois de novembre 2014 où il a été enregistré des transactions interbancaires en croissance, atteignant 3.723,03 milliards de CDF en cumul annuel. Ces transactions se sont dénouées au taux moyen mensuel pondéré de 1,6 % en novembre. Quant aux prêts offerts par la BCC sur le guichet des facilités permanentes, ils ont été rémunérés au taux de 4,5 %.
Au regard de l’évolution de la conjoncture tant au plan interne qu’externe marquée par la stabilité et l’absence de chocs majeurs, le Comité de politique monétaire –qui a tenu sa dernière réunion le 5 décembre 2014- a décidé de maintenir inchangé le dispositif actuel de sa politique monétaire. Ainsi, le taux directeur demeure à 2 %. Quant aux coefficients de la réserve obligatoire, ils sont maintenus à 8 % et 7 % sur les dépôts en devises à vue et à terme ainsi qu’à 5 % et 0% pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme.

Par ailleurs, le Comité de politique monétaire encourage le Gouvernement à poursuivre, voire accélérer, la mise en œuvre les réformes structurelles indispensables à l’atteinte d’une croissance économique vigoureuse et inclusive. Toutefois la  reprise économique mondiale peine à se consolider en raison notamment de la faiblesse de la demande, consécutive au resserrement budgétaire dans un contexte de persistance des séquelles de la crise financière de 2008-2009. Dès lors, le taux de croissance enregistré en 2013 devrait se maintenir en 2014 avant de connaitre une légère amélioration en 2015.
En effet, l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE), dans sa dernière publication sur les Perspectives économiques mondiales, table sur une croissance modeste de l’économie mondiale de 3,3 % en 2014 comme en 2013 et 3,7% en 2015.

Aux Etats-Unis, la croissance économique pourrait atteindre 2,2 % et 3,1 % respectivement en 2014 et 2015 tandis que dans la Zone euro, elle se situerait à 0,8% et 1,0%, respectivement en 2014 et 2015. En ce qui concerne les économies émergentes, la croissance économique en Chine baisserait à 7,1 % en 2015 revenant de 7,3 % en 2014.
Cette situation pourrait induire une baisse d’activité dans les économies entretenant des liens commerciaux étroits avec ce pays. En Afrique subsaharienne, la croissance économique devrait s’établir à 5,1 % en 2014 comme en 2013 et à 5,8% en 2015. Ce qui corrobore les déclarations du Premier ministre, Matata Ponyo, pour qui les risques de ralentissement de l’activité économique seraient plutôt endogènes. Qu’une crise de nature politique, redoutait-il, du temps où il était encore ministre (de  Muzito) des Finances, n’amplifie le risque d’une baisse de l’activité économique… ».

«Tout en appréciant les efforts du gouvernement en matière de stabilité du cadre macroéconomique et de la consolidation de la croissance économique, confiait Albert Yuma, numéro un de la FEC,  l’analyse qualitative de cette croissance met suffisamment en lumière sa nature non inclusive et non distributive, bref sa fragilité ». La croissance, a poursuivi Yuma, est caractérisée par sa faible capacité à générer des emplois décents et durables et à distribuer des revenus qui permettraient de réduire significativement la pauvreté.

Les R-dCongolais restent pauvres et attendent toujours les retombées de cette croissance dans leur vie quotidienne. Les opérateurs économiques se plaignent et les ménages se plaignent. Albert Yuma qui est également PCA de la Gécamines, avait également alerté sur l’utilisation irrationnelle des ressources IADM, Initiative pour l’allégement de la dette multilatérale. En  2013, foi de Matata, quelque 165,2 milliards de francs congolais (près de 170 millions de USD) de ressources IADM qui ont été consommés. Sans cet artifice, le taux de croissance ne serait pas celui annoncé, soutient le président de la Fédération des entreprises du Congo.

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