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Finance

RDC : 1 milliard USD d’investissement attendu dans le domaine du Numérique

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La République Démocratique du Congo (RDC) accélère sa transformation numérique avec un protocole d’accord de 1 milliard de dollars récemment signé avec une entreprise indienne pour développer son infrastructure digitale.

Toutefois, selon l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie mobile (GSMA), le pays gagnerait à s’inspirer du modèle nigérian pour structurer son développement.

Un secteur numérique encore en chantier

Lors du Mobile World Congress (MWC) 2025, organisé à Barcelone du 3 au 6 mars, la GSMA a réuni les principaux acteurs du numérique congolais, dont Augustin Kibassa Maliba, Ministre des Postes, Télécommunications et du Numérique.

L’organisation a mis en lumière trois défis majeurs pour le développement du numérique en RDC :

1. Financement insuffisant;

2. Fiscalité lourde;

3. Absence de feuille de route claire.

« Nous avons besoin d’états généraux du secteur pour attirer les services financiers et s’inspirer des modèles réussis », a déclaré Augustin Kibassa Maliba.

Nigeria : un exemple à suivre ?

Avec 169,3 millions d’abonnés mobiles et 136,5 millions d’utilisateurs Internet sur une population de 216 millions, le Nigeria affiche des performances nettement supérieures à la RDC, où le taux de pénétration de l’Internet plafonne à 32 % et celui de la téléphonie mobile à 35 %.

Le Nigeria bénéficie d’un cadre structuré, combinant investissements privés massifs et politiques publiques incitatives.

La GSMA recommande un partenariat entre l’État et les opérateurs pour stimuler les infrastructures, favoriser la 4G et la 5G et améliorer les services numériques.

Perspectives

La RDC, malgré son engagement financier d’1 milliard USD, ne pourra pas rattraper son retard sans une vision stratégique forte et une collaboration active avec le secteur privé.

Le modèle nigérian repose sur une politique fiscale adaptée, des incitations aux investissements et une couverture réseau étendue.

Si Kinshasa veut tirer parti de son potentiel numérique, elle devra régler le problème du coût du numérique, améliorer la gouvernance du secteur et instaurer un cadre incitatif pour les investisseurs. Dans le cas contraire, l’investissement actuel risque d’être une opportunité mal exploitée, sans réel impact sur le développement du pays, avancent les experts.

Flory Musiswa

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