Finance
RDC : 12.503,5 milliards de CDF projetés pour l’acquisition des équipements en 2026

Sur un budget général de 59.020,5 milliards de Francs congolais (CDF), les dépenses d’équipements sont arrêtées à 12.503,5 milliards de CDF, soit 23,3 % du budget général, en hausse de 7,9 % par rapport aux 11.589,5 milliards de CDF de 2025.
Les dépenses consacrées à la construction, réfection et réhabilitation d’ouvrages atteignent, quant à elles, 6.605,3 milliards de CDF, représentant 12,3 % du budget général, soit une progression de 22,5 % par rapport aux 5.391,9 milliards de Francs congolais de l’exercice précédent.
Une dynamique portée par le PDL-145 Territoires
Ces enveloppes traduisent la volonté du Gouvernement de soutenir les grands chantiers nationaux, notamment le Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T), ainsi que d’autres projets structurants pilotés par le pouvoir central, les provinces et les Entités Territoriales Décentralisées, avec l’appui de la Caisse Nationale de Péréquation.
Les enjeux en toile de fond
Selon les experts, ces montants témoignent d’un effort réel d’investissement, mais soulèvent deux défis majeurs :
1. La soutenabilité : un accroissement des dépenses d’investissement sans maîtrise de l’inflation et du taux de change risque de creuser des déséquilibres.
2. L’efficacité : le succès dépendra moins du volume des crédits que de la qualité de l’exécution et du suivi des projets.
« Injecter 12.503,5 milliards de Francs congolais dans les équipements est positif, mais si les mécanismes de contrôle ne sont pas renforcés, une partie de ces ressources pourrait se dissiper sans réel impact sur la croissance », alerte un économiste indépendant.
Pistes de solution
Pour stabiliser et maximiser l’effet de ces investissements, trois leviers sont mis en avant :
Primo, Renforcer la gouvernance des marchés publics afin de réduire les détournements et retards ;
Secundo, Accroître la transparence et le suivi citoyen des projets, surtout dans le cadre du PDL-145T ;
Tertio, Diversifier les sources de financement pour limiter la pression sur le budget interne et préserver l’équilibre macroéconomique.
En clair, le projet de loi de finances 2026 consacre plus de 19.000 milliards de CDF aux infrastructures et équipements. Mais l’enjeu clé reste la traduction de ces chiffres en chantiers effectifs et en stabilité économique.
Flory MUSISWA
























