Finance
RDC : 17.307,9 milliards de CDF de recettes externes pour 2026, le Gouvernement vise un bond de 32,3%

Le projet de loi des Finances 2026, présenté par le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC), fixe le budget du Pouvoir central à 59.020,5 milliards de Francs congolais (CDF), en équilibre entre recettes et dépenses. Ce montant représente une hausse de 16,4 % par rapport à la loi de finances rectificative 2025, arrêtée à 50.691,8 milliards de Francs congolais.
Des indicateurs macroéconomiques contrastés
Le Gouvernement de la RDC table notamment sur :
– Inflation moyenne : 7,1 %;
– Inflation fin de période : 7,0 %;
– Croissance minière : 5,8 %;
– Taux de change moyen : 2.900,3 CDF/USD;
– Taux de change fin période : 2.920,1 CDF/USD;
– PIB réel : 40.136,1 milliards de CDF;
– PIB nominal : 268.911,7 milliards de CDF.
Des recettes tirées par l’interne
Les recettes totales prévues atteignent 59.020,5 milliards de CDF, dont :
– Recettes internes : 36.346,1 milliards de CDF (+18,6 % par rapport à 2025);
– Recettes externes : 17.307,9 milliards de CDF (32,3 % du budget);
– Recettes courantes : 34.835,0 milliards de CDF, en hausse de 16,5 %;
– Les douanes et accises, à elles seules, devraient générer 7.472,5 milliards de CDF, contre 6.693,1 milliards de CDF en 2025, soit une progression de 11,6 %.
Pour les économistes contactés par zoom-eco.net, si la trajectoire de croissance et la discipline budgétaire affichées sont encourageantes, la soutenabilité reste la question centrale.
« La dépendance aux recettes internes, notamment fiscales et douanières, suppose une lutte acharnée contre la fraude et l’évasion. Sinon, ces prévisions risquent de rester théoriques. », analyse un consultant financier.
Un autre expert met en garde : « Avec un taux de change prévu à 2.920 CDF/USD, toute dépréciation brutale du Franc congolais pourrait creuser le déficit et accroître la pression inflationniste, au détriment du pouvoir d’achat des ménages. »
Les analystes appellent donc à une modernisation de l’administration fiscale et douanière, ainsi qu’à une meilleure absorption des financements extérieurs, afin d’éviter que ce budget ambitieux ne soit qu’une projection sans impact concret sur le quotidien.
Flory MUSISWA






















