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RDC : 2016 impose à l’exécutif national plus d’orthodoxie

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Etant donné leur cause, qui est tout à fait exogène, il est fort possible que la situation de tarissement des recettes publiques perdure. Des prévisions les plus optimistes le confirment. En 2016, le gouvernement sera donc obligé de faire des arbitrages dans l’affectation de peu de recettes qui seront à sa disposition. Il y a lieu de réduire le train de vie des institutions et la prioriser les dépenses contraignantes.

Comme en France où le président François Hollande a été obligé de sacrifier le pacte de stabilité qui le lie à l’Union européenne au profit du pacte sécuritaire, en 2016, Kinshasa sera aussi obligé de passer par là. Les enjeux de 2016 sont tels que Kinshasa pourrait se trouver sur le fil du rasoir. Echapper à cette situation tiendrait du miracle.

Impératifs budgétaires

Au-delà du dialogue politique, qui devrait sûrement s’étendre jusqu’en 2016, les élections en cette même année s’imposent comme un impératif sur lequel le peuple congolais n’est pas prêt à transiger. Le gouvernement devra donc trouver le financement nécessaire pour y faire face.

A côté des élections, il y a les opérations de découpage territorial qui devraient se clôturer en 2016 par la mise en place effective des structures administratives dans les provinces issues du démembrement. Là aussi, le Trésor sera sollicité à fond. Sans compter le fonctionnement des institutions qu’il faudra assurer concomitamment pour éviter à ce que le pays ne soit plongé dans l’atonie.

En 2016, il y aura une forte demande des fonds publics pour, d’un côté, financer les élections, et de l’autre, garantir la continuité de l’Etat dans les provinces nées du démembrement.

Eviter l’asphyxie financière

Il faut  craindre le pire, c’est-à-dire le blocage de la machine de l’Etat. En effet, comme des éléments d’un puzzle, les pièces se mettent en place les unes après les autres. Les recettes publiques tarissent, au moment où les réserves en devises sèchent comme neige au soleil.

Les notes techniques de la Troïka stratégique retentissent comme une sonnette d’alarme. Et, il y a réellement danger en perspective. Il est temps que tout le monde se ressaisisse pour sauver l’Etat qui serait au bord de la banqueroute. 2016 s’annonce comme un tournant décisif et dangereux.

L’invité – surprise qu’est le social qui pompe de moyens budgétaires importants, devra imposer aux gestionnaires plus d’orthodoxie. Sans verser dans le pessimisme, les parties en présence pourraient, selon leurs agendas, tirer chacune leur parti du tarissement des recettes. Tout pourrait arriver, en bien ou en mal.

En attendant la diversification de l’économie qui est une solution à long terme, dans l’immédiat, l’Etat devra s’imposer le devoir de réduire sensiblement son train de vie, en limitant, notamment des dépenses non contraignantes. La survie de l’Etat en 2016 passera inévitablement par là. A moins que tous, frappés d’amnésie, ne voient que leurs propres intérêts. Au grand dam de la République, en pleine tourmente.

LP / Zoom Eco

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