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RDC : A la justice de faire la lumière sur le scandale financier au sein de la BGFI Bank !

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Après les dernières révélations fracassantes du quotidien belge Le Soir fondées sur le témoignage de Jean-Jacques Lumumba, un ex-employé de la banque BGFI, il est logique que la justice congolaise se saisisse de l’affaire. Objectif : faire la lumière sur ces accusations faisant état d’un système généralisé de corruption et de malversation dans cette banque et le cas échéant, sanctionner les coupables.

Tout est parti de nombreux documents compromettants prouvant des pratiques de corruption au sein de la BGFI Bank RDC que l’ancien banquier a remis aux journalistes Colette Braeckman et Xavier Counasse. Si le journal belge Le Soir affirme avoir fait certifier l’authenticité de ces documents, sur les réseaux sociaux, le débat est houleux. Les avis sont tranchés et les positions se radicalisent davantage. Est – ce pour autant les paroles d’évangiles ?

La dénonciation faite à travers la presse par Jean – Jacques Lumumba n’est pas un phénomène d’invention congolaise. A la lumière de se qui se fait ailleurs, à défaut de saisir directement la justice, le Procureur Général à travers ses services spécialisés devrait pouvoir initier une instruction judiciaire et des investigations financières pour se rendre compte de la réalité des faits.

Si jusque-là la BGFI Bank, la Société EGAL et la CENI, toutes citées dans le dossier, ne sont pas encore prononcé, seule la Banque Centrale du Congo a rejeté, en quatre points, ces allégations qu’elle estime non fondées. Qu’à cela ne tienne, il y a déjà matière devant faire l’objet des procès.

En cas de procès, l’Etat congolais pourrait se sentir victime des préjudices subis de la part de la banque et ses intervenants. Si et seulement si il arrivait, à titre d’exemple, à considérer le fait que la CENI aurait obtenu un crédit de 25 millions de dollars auprès de la BGFI alors que la Commission « disposait de 55 millions sur un compte parallèle » et que la banque aurait alors prélevé en 5 mois « près de 3 millions de dollars d’intérêts et de commissions ».

Dans l’hypothèse où la BGFI Bank réfutait ces accusations, elle pourra dès lors soit, plaider non coupable au banc des accusés, soit porter plainte contre le lanceur d’alerte pour diffamation par exemple. Si l’ex. banquier est convaincu de la sincérité de sa démarche, il a le droit d’aller en procès contre la BGFI Bank et les autres intervenants impliqués dans cette affaire. Nous y reviendrons.

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