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RDC : après le ralentissement, la reprise de la croissance économique

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La situation macroéconomique de la RDC avance dans la trajectoire de la reprise de la croissance. D’après le ministre des Finances, Henri Yav Mulang, elle a connu deux moments forts, influencés par la conjoncture économique mondiale.

Au cours d’un échange entre quelques membres du gouvernement et le président de la Banque africaine de développement (BAD) lors de son récent séjour à Kinshasa, l’argentier national a décrit cette situation avec des résultats positifs salués par Akinwumi Adesina.

En effet, de 2015 à 2016, l’activité économique nationale a connu un ralentissement suite à la baisse des cours des matières premières  et le taux de croissance qui avait atteint 9,5% en 2014 a chuté à 6,9% en 2015 et 2,4% en 2016. Et de 2017-2018, la croissance économique a repris, boostée par la remontée de cours de principaux produits d’exportation de la RDC.

« Cette reprise de l’activité économique a été marquée par l’augmentation du taux de croissance du PIB réel qui s’est établi à 3,7% en 2017, avant de connaître une accélération en 2018 pour atteindre 5,8% », a indiqué Henri Yav Mulang.

Evolution des indicateurs macroéconomiques

Sur la période comprise entre janvier à début juin 2019, la situation s’est présentée comme suit:

  • au niveau des prix intérieurs, le taux d’inflation a connu un net ralentissement, ce taux étant projeté à fin 2019 entre 5,5% et 7%, contre 23,6% en 2016 et un pic de 54,7% en 2017 ;

 

  • sur le marché des changes, il a été noté une relative stabilité de la monnaie nationale par rapport au dollar américain, le taux de change étant marqué en 2019 par rapport à décembre 2018 par un taux de dépréciation cumulé de 0,6%, laissant entrevoir, à politique inchangée, une dépréciation de 1,2% à fin décembre 2019;

 

  • au niveau des réserves internationales, il a été relevé une progression en 2019 du volume de ces réserves, à USD 1,1 milliard à fin mai 2019, correspondant à 4 semaines et deux jours d’importations des biens et services ; ce niveau demeurant presque le même qu’en 2017, à cause notamment de la prise en charge de tout le processus électoral sur fonds propres du gouvernement ;

 

  • enfin, sur le plan de finances publiques, la situation de la trésorerie publique cumulée était excédentaire au 30 avril 2019 de plus de CDF 300 milliards.

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D’après le ministre des Finances, ce résultat a été obtenu malgré l’important déficit accumulé au cours de l’année 2016, suite au fléchissement des recettes provoqué par la baisse des cours des principaux produits d’exportation. Et ce, en dépit également de la consommation des excédents réalisés en 2017 par les dépenses du processus électoral financées intégralement sur fonds propres de l’Etat.

Bien qu’assez encourageant, ce cadre macroéconomique ne devrait pas occulter les nombreux défis que le Gouvernement est appelé à relever. D’où, la nécessité de consolider les acquis pour accélérer cet élan de croissance.

Emilie MBOYO

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