Finance
RDC : Judith Suminwa appelle au respect rigoureux de la chaîne des dépenses publiques

La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a rappelé à l’ensemble des membres du Gouvernement la nécessité de respecter strictement la procédure de la chaîne des dépenses publiques lors du Conseil des Ministres tenu le vendredi 24 octobre 2025.
Cet appel s’inscrit dans la continuité des orientations du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, en faveur d’une gestion saine et transparente des finances de l’État.
Selon la Cheffe du Gouvernement, le respect des procédures budgétaires constitue un pilier essentiel pour maintenir la stabilité macroéconomique et protéger le pouvoir d’achat des citoyens.
« La rigueur budgétaire n’est pas une formalité administrative, mais une exigence économique », a-t-elle souligné.
Judith Suminwa a rappelé que l’Arrêté interministériel du 20 décembre 2024, publié au Journal Officiel le 8 janvier 2025, a officialisé le Manuel révisé à titre transitoire des procédures et du circuit de la dépense publique.
Ce document, désormais référence commune à l’ensemble des institutions publiques, détaille les principales étapes du processus budgétaire : engagement, liquidation, ordonnancement et paiement. Ces étapes reposent sur le Plan d’Engagement Budgétaire et le Plan de Trésorerie, garants d’une exécution budgétaire ordonnée et prévisible.
Dans son intervention, la Première Ministre a salué les efforts conjoints du Gouvernement et de la Banque Centrale du Congo (BCC) pour assurer la stabilité du Franc Congolais (CDF) face aux pressions du marché de change. Elle a insisté sur le fait que cette amélioration conjoncturelle ne peut se maintenir que si la discipline budgétaire est strictement observée.
« Le respect de la chaîne de la dépense publique renforce la crédibilité du pays auprès de ses partenaires économiques et financiers, tels que le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque mondiale », a-t-elle ajouté.
La Première Ministre a également mis en garde contre toute dépense non planifiée ou tout engagement hors du circuit officiel, estimant que de telles pratiques compromettent la trésorerie publique et affaiblissent les réformes de gouvernance financière entreprises par l’État.
Mitterrand MASAMUNA
























