Connect with us

Finance

RDC : la production de cacao rapporterait 30 milliards USD au pays d’ici 2030

Published

on

D’ici 20230, la production de cacao rapporterait 30 milliards de dollars à la République Démocratique du Congo (RDC). C’est ce qu’a indiqué le Ministre de Commerce extérieur, Julien Paluku, lors de son passage au briefing presse organisé, le lundi 30 décembre 2024, par son collègue de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya.

Faisant la comparaison avec les produits miniers, Julien Paluku a noté que les produits agricoles ont beaucoup plus de valeurs sur le marché.

« Aujourd’hui la tonne de cacao est à 11.500 USD, le cuivre a 8.800 USD, le cobalt à 24.000 USD la tonne et la papaïne à 23.000 USD. Nous avons 240.000 planteurs de cacao, en 2030, la RDC produira 3 millions de tonnes de cacao par an, ce qui fera 30 milliards USD. », a-t-il déclaré.

A l’heure actuelle le pays produit entre 100.000 et 200.000 tonnes de cacao par an.

Suivant la loi de l’offre et de la demande, la RDC sera le premier pays producteur de cacao parce que la Côte-d’ivoire est entrain de baisser.

« Nous avons l’espace de Walikalé, Béni, Ituri, Tshwapa, qui peuvent nous aider à produire 3 millions par an en plus de la culture de café », a-t-il affirmé.

D’après Julien Paluku, le cacao et le café congolais sont les meilleurs au monde car c’est sont des produits « bio ».

Les cultures pérennes comme le café et le cacao, cultivées naturellement sans produits chimiques, jouent un rôle essentiel dans la régulation climatique et le maintien du couvert végétal.

« Ce modèle agricole durable offre une alternative viable à l’exploitation extensive des ressources naturelles », a-t-il précisé.

S’agissant des statistiques, il a souligné que la République Démocratique du Congo dispose de quatre-vingt (80) millions de terres arables qui n’ont rien à avoir avec le couvert forestier du pays qui est de 155,5 millions d’hectares, dont 62 % sont des forêts tropicales humides parmi lesquels 105.000 kilomètres carrés de tourbières, des mangroves et des forêts de Miombo.

« Nous avons le droit de rentabiliser nos terres avec des cultures pérennes favorables à l’agroforesterie, notamment le café et le cacao. Tous les moteurs de déforestation réunis, la RDC n’enregistre que 0,03% de déforestation annuelle. », a-t-il mentionné.

L’Union européenne (UE) est invitée à soutenir la production de café et de cacao congolais, produits dans des conditions respectueuses de l’environnement.

Le Gouvernement congolais appelle à une coopération renforcée avec l’UE, notamment à travers des programmes comme le Global Gateway, pour soutenir techniquement les petits producteurs agricoles et garantir une production conforme aux exigences internationales.

AGNES KAYEMBE

Advertisement
Advertisement Zoomeco

Edito

ZoomEco TV