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RDC : le plan de trésorerie affiche un déficit de 1.201,9 milliards de CDF au 27 novembre 2024

Au 27 novembre 2024, l’exécution du plan de trésorerie de l’État congolais a révélé un déficit alarmant de 1.201,9 milliards de Francs congolais (CDF), soit l’équivalent de plus de 422 millions de dollars américains.
Cette situation financière soulève des préoccupations sur la viabilité des finances publiques et la capacité du Gouvernement à maintenir ses engagements.
D’après la note de conjoncture de la Banque Centrale du Congo consultée par zoom-eco.net ce mercredi 4 décembre 2024, ce déficit a été entièrement financé par les ressources des titres publics ayant contribué à hauteur de 500,9 milliards de Francs congolais (CDF), ainsi que par une ponction d’une partie de la marge de trésorerie constituée antérieurement, s’élevant à 700,9 milliards de Francs congolais (CDF).
Les experts économiques s’inquiètent des implications à long terme d’une telle situation sur le développement économique du pays.
Dans les prévisions pour le mois de novembre 2024, le Gouvernement tablait sur un déficit.
Le Gouvernement avait prévu des recettes d’environ 2.525,7 milliards de Francs congolais (CDF), mais les dépenses publiques se sont élevées à 2.830,8 milliards de Francs congolais (CDF).
Ce déséquilibre souligne l’urgence d’une réforme budgétaire pour assurer une gestion plus rigoureuse des finances publiques.
La comptabilisation définitive des opérations fiscales, notamment le paiement du quatrième acompte provisionnel de l’impôt sur les bénéfices et profits, est attendue pour améliorer cette situation.
Cependant, les analystes estiment que la simple comptabilisation ne suffira pas à résoudre les problèmes structurels qui affectent les finances publiques.
Les dépenses courantes, représentant une part significative du budget, continuent d’accentuer le déficit. Les salaires des fonctionnaires et les dépenses exceptionnelles pèsent lourdement sur le budget national.
Les économistes recommandent une meilleure gestion des dépenses et une optimisation des ressources pour réduire le déficit sans nuire aux services offerts aux citoyens.
Dans ce contexte difficile, le Gouvernement congolais doit adopter une stratégie proactive pour gérer ses finances. Cela pourrait inclure la diversification des sources de revenus et la réduction des dépenses non essentielles.
Une transparence accrue dans la gestion budgétaire pourrait également renforcer la confiance du public et favoriser un dialogue constructif autour des solutions à mettre en œuvre.
La situation actuelle met également en lumière la nécessité d’une coopération internationale pour soutenir les efforts congolais en matière de développement économique.
Les partenariats avec les institutions financières internationales pourraient apporter des ressources supplémentaires et des conseils techniques pour améliorer la gestion financière.
Mitterrand MASAMUNA






















