Finance
RDC : l’État prévoit de mobiliser 1.705,0 milliards de CDF en juin 2025

Selon les prévisions contenues dans le Plan de trésorerie de l’État pour le mois de juin 2025, les recettes publiques devraient s’établir à 1.705,0 milliards de Francs congolais (CDF), tandis que les dépenses de l’État sont projetées à 1 808,0 milliards de Francs congolais.
Cette programmation laisse entrevoir un besoin de financement de 103,0 milliards de CDF, traduisant un déséquilibre modéré dans la gestion mensuelle des finances publiques.
Cette situation devrait être similaire à celle du mois de mai dernier, où l’exécution budgétaire avait déjà enregistré un déficit de trésorerie de 1.324,0 milliards de Francs congolais (CDF).
Ce déficit avait été couvert entièrement par une marge de trésorerie antérieurement constituée, permettant à l’État de faire face à ses engagements malgré des émissions nettes négatives.
Le recours à cette marge de trésorerie une réserve accumulée lors de périodes de recettes excédentaires ou d’émissions réussies a permis d’éviter une perturbation immédiate dans les décaissements, notamment pour les charges de rémunération et de fonctionnement.
Bien que le déséquilibre prévu pour juin soit nettement inférieur à celui observé en mai, il souligne la persistance d’un écart structurel entre les ressources disponibles et les engagements de l’État.
Si la tendance se maintient, la capacité du Trésor à financer le déficit à partir des réserves internes pourrait s’amenuiser progressivement.
L’orientation actuelle de la dépense publique, encore largement dominée par les charges de fonctionnement, limite les marges budgétaires.
Par ailleurs, l’environnement économique reste soumis à des incertitudes, notamment sur le plan fiscal, avec des recettes tributaires de la performance des régies financières et de la conjoncture économique générale.
En l’absence de nouvelles émissions nettes ou de financements extérieurs, l’État devra continuer à gérer prudemment sa trésorerie afin d’éviter une rupture de financement.
La transparence et la rigueur dans l’exécution du budget, notamment par une priorisation des dépenses essentielles et un suivi rapproché des flux de trésorerie, s’imposent pour préserver l’équilibre global.
Les performances à venir des régies financières et la capacité de mobilisation des ressources internes seront déterminantes pour contenir les déficits à court terme, tout en préparant une reprise progressive des dépenses d’investissement nécessaires au développement économique.
Mitterrand MASAMUNA
























