Finance
RDC : L’État prévoit de mobiliser 924 millions USD en mars 2026

La République démocratique du Congo (RDC) prévoit de mobiliser des recettes publiques de l’ordre de 2 281,2 milliards de francs congolais (CDF), soit un montant équivalent à 924,6 millions USD, au cours du mois de mars 2026, selon le plan de trésorerie de l’État.
En parallèle, les dépenses sont projetées à 2.960,1 milliards de francs congolais (CDF), laissant apparaître un déficit prévisionnel significatif estimé à 678,9 milliards de CDF.
Ces données, issues des documents de suivi de la Banque Centrale du Congo (BCC), traduisent une pression persistante sur les finances publiques congolaises, dans un contexte marqué par des besoins accrus de financement.
Au 19 mars 2026, les régies financières ont mobilisé 1.224,0 milliards de CDF, soit un peu plus de la moitié des prévisions mensuelles. Cette enveloppe se répartit entre les principales administrations financières : la Direction générale des impôts (DGI), avec 499,2 milliards de CDF issus des impôts directs et indirects ; la Direction générale des douanes et accises (DGDA), qui a généré 427,7 milliards de CDF de recettes douanières et d’accises ; et la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participation (DGRAD), avec 297,1 milliards de CDF provenant des recettes non fiscales.
La BBC indique qu’au cours du premier trimestre 2026, la situation financière de l’État demeure caractérisée par une progression des dépenses publiques. Cette évolution est principalement attribuée à des charges exceptionnelles, notamment liées aux opérations diplomatiques, sécuritaires et humanitaires.
Cette tendance contribue à creuser l’écart entre les ressources mobilisées et les engagements de l’État, accentuant les besoins de financement.
Pour le mois de février 2026, le plan de trésorerie prévoyait déjà un déficit budgétaire, avec des recettes attendues à 1 953,5 milliards de CDF contre des dépenses estimées à 2 718,0 milliards de CDF. Parmi ces dernières, 1 911,2 milliards étaient consacrés aux dépenses courantes.
Selon les données de la BCC, les recettes effectivement mobilisées sur une base mensuelle se sont établies à 1.649,0 milliards de CDF, réparties comme suit :
– 792,3 milliards de CDF pour la DGI ;
– 590,9 milliards de CDF pour la DGDA ;
– 265,9 milliards de CDF pour la DGRAD.
Le déficit anticipé pour février 2026 a été entièrement couvert par des sources de financement jugées saines, traduisant une certaine capacité de l’État à gérer ses équilibres de trésorerie à court terme.
Dans l’ensemble, les données de la Banque Centrale du Congo mettent en évidence une tension persistante sur les finances publiques, marquée par une mobilisation progressive des recettes face à des dépenses soutenues.
Si les régies financières continuent d’assurer une part essentielle des ressources de l’État, la maîtrise du rythme des dépenses et l’élargissement de l’assiette fiscale apparaissent comme des leviers déterminants pour renforcer la soutenabilité budgétaire dans les mois à venir.
Mitterrand MASAMUNA























