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RDC : Monusco, les opérations annuelles coûtent 1,3 milliard USD

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C’est exactement 1 332 178 600 USD de budget approuvé pour la période du 1er juillet 2015 au 30 juin 2016. Il couvre le fonctionnement et la prise en charge des effectifs déployés, soit 22 000 personnes dont 19 000 hommes en uniformes. A quelques jours de l’expiration du mandat de la MONUSCO, si l’ONU n’envisage qu’une réduction de 1.700 Casques bleus en attendant l’amélioration de la sécurité sur le terrain, la RDC souhaite que ces effectifs soient réduits de moitié d’ici la fin de l’année encours. D’aucuns s’interrogent si des lobbies économico – financiers n’influent – t – ils pas la décision du Conseil de Sécurité ?

Il est évident que tous les États Membres de l’Organisation sont juridiquement tenus de s’acquitter de leur part des dépenses des opérations de maintien de la paix, conformément aux dispositions de l’Article 17 de la Charte des Nations Unies.

Ces coûts sont repartis selon un barème de contributions complexe qui tient compte de la richesse économique des États Membres. Ce qui explique que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité supportent à peu près 52% des dépenses en raison de la responsabilité qui leur incombe en matière de maintien de la paix et de sécurité internationales.

Monusco, le budget le plus lourd

Sur 8,27 milliards de dollars de budget approuvé par l’ONU dans le cadre de 16 opérations de maintien de la paix à travers le monde pour l’exercice allant du 1er juillet 2015 au 30 juin 2016, la Monusco se taille la part du lion. Elle consomme 1,3 milliard de dollars.

Vue d’un Casque bleu onusien. Ph. Afrikarabia

Ce budget opérationnel se calcule sur la base du mandat que lui a confié le Conseil de sécurité et Il constitue par conséquent le document stratégique qui aligne les ressources nécessaires sur l’ensemble des objectifs de l’opération. Ainsi, ces ressources sont imputées dans le compte de la Monusco afin de lui permettre d’exécuter les dépenses opérationnelles, comme les frais de transport, les dépenses afférentes aux services logistiques et les dépenses de personnel – comme, par exemple, les salaires.

Dans le budget global, les USA y contribuent à hauteur de 28%, le Japon 10%, l’Allemagne 7%, la France 7%, le Royaume – Uni 6%, l’Italie 4%, la Russie 3%, … la part  de la RDC est de 0,03% représentant environs 2,6 millions USD sur les 8,7 milliards USD.

Monusco, les plus grands effectifs

Après le retrait de 2 000 casques bleus en mars 2015, la Monusco reste à ce jour la plus grande des missions de l’ONU avec 19 000 soldats et policiers. Tous ces effectifs sont fournis par les Etats membres sur une base volontaire.

Si la rémunération des militaires et des policiers est prise en charge par les gouvernements dont ils relèvent selon leur grade dans les forces nationales et selon le barème de rémunération applicable,  les pays concernés sont remboursé des coûts par l’ONU sur la base d’un taux standard approuvé par l’Assemblée générale. Ce budget de l’exercice encours est chiffré à 602 867 700 USD. Celui des rémunérations des membres du personnel civil est évalué à 316 122 100 USD.

L’ONU rembourse également aux États Membres tous les coûts du matériel, des services de personnel et des services d’appui fournis aux contingents militaires et aux forces de police. Un vrai business donc pour les fournisseurs de ces équipements.

Bataille perdue d’avance ?

Entre le 1er juillet 2006 et 1er juillet 2015, la Monusco a couté environs 12 milliards de dollars. Et à près de 16 ans de présence en RDC, la mission aura engloutie plus de 20 milliards de dollars par les opérations de maintien de la paix.

Vue du Conseil de Sécurité. Ph. Tiers

Le Conseil de Sécurité approuvera – t – il l’option du gouvernement, celle d’autoriser le retrait de la moitié des casques bleus d’ici la fin de l’année ? Pas évident que la prochaine résolution soit prise en faveur du gouvernement, pensent certains analystes. L’éventualité d’un échec de l’ONU dans le maintien de la paix en RDC est un précédent que redoute la Communauté Internationale à la veille d’un processus électoral qui semble être plombé par l’impasse politique.

En attendant, les principaux pays contributeurs (des finances et des casques bleus), les pays fournisseurs d’équipements à doter à la Monusco et les intérêts des Cinq pays membres du Conseil de Sécurité semblent constituer ces trois lobbies économico-financiers qui pourraient influencer la décision sur le sort de la RDC. Les prochains jours nous en diront plus.

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