Quantcast
Connect with us

a la une

RDC : Paiement de la dette intérieure, une nécessité pour la relance du secteur privé

Published

on

Il n’est pas normal que le non-paiement de la dette intérieure soit utilisé comme un élément stabilisateur du cadre macroéconomique mais au détriment du monde des affaires et de la vraie croissance inclusive. C’est l’avis de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) dont le Conseil d’Administration a tenue son Assemblée Générale Ordinaire en mai dernier à Kinshasa. Nul n’ignore que l’apurement de la dette intérieure apporte une bouffée d’oxygène à l’activité économique et à la consommation. Il y a donc nécessité !

Le patronat a profité de son assemblée générale ordinaire de la semaine passée pour rappeler à l’Exécutif la nécessité de payer la dette intérieure en vue de la relance des activités des entreprises créancières de l’Etat, regrettant la suspension de la mise en place d’une commission ad hoc sur une simple décision du chef de gouvernement, Matata Ponyo.

Dette intérieure, 1,4 milliards USD

Selon les chiffres de la DGDP, l’encours de la dette intérieure est resté quasi statique, c’est-à-dire autour de 1,4 milliards USD entre 2011 et 2014. Cela, à la suite d’une accumulation des plusieurs années avant. Au terme des Concertations nationales convoquées en septembre 2014, le chef de l’Etat avait chargé le Gouvernement de Cohésion Nationale d’«élaborer un plan de programmation, budgétisation et procéder  au paiement de la dette intérieure certifiée en vue de la relance des emplois dans les PME ».

En effet, Joseph Kabila a recommandé à Matata Ponyo et son gouvernement de relever principalement les défis structurels et opérationnels en vue de promouvoir le développement économique et financier et celui du secteur productif en se focalisant sur le secteur privé et le partenariat public-privé capable de remplir la fonction de principal moteur de croissance économique. Hélas, depuis l’entrée en fonction du gouvernement Matata 2, les opérateurs économiques continuent à prendre leur mal en patience.

Où en est – on ?

A la suite de l’injonction du Président de la République et par obligation de rendre compte de la gestion des deniers publics, d’aucuns estiment que le Premier Ministre devrait révéler au grand jour la hauteur ces créances certifiées qu’il a déjà payé au cours de l’année 2015 et au premier semestre de l’année 2016 en cours. Et par la même occasion, expliquer à la nation la politique définie par son gouvernement en matière de la dette publique intérieure, les contraintes et les mécanismes adaptés mis en place pour pouvoir apurer progressivement cette dette qui donnerait, sans doute, un appui substantiel et additionnel à la relance du secteur privé.

Si dans le budget 2016 initialement voté il a été prévu 50 milliards CDF (environs 50 millions USD) pour la dette intérieure, dans sa réplique aux préoccupations soulevées par les députes nationaux (page 17, paragraphe 2) au cours du débat général sur le projet de loi de finances rectificative de l’exercice 2016 à l’Assemblée nationale le 18 mai dernier, le Premier Ministre n’a donné aucune précision quant à la hauteur de la réduction de cette dépense. « Le montant des crédits destinés à son paiement ne pouvait qu’être réduit au regard des contraintes financières. Les recettes fiscales sont nettement inférieures au niveau escompté », a – t – il indiqué.

A tout prendre, la FEC invite à nouveau le Premier Ministre à payer la dette intérieure en vue de la relance des activités des entreprises créancières de l’Etat.

Zoom Eco

Advertisement
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Advertisement

Edito