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RDC : La BIAC sera cédée à un repreneur crédible dans les 3 mois

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C’est parti pour la cession à un nouvel acquéreur. La Banque internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC) est mise sous tutelle de la Banque Centrale du Congo (BCC). Le Comité d’Administration Provisoire dirigé par Constant Israël Tsatsa Bilo Ngabul est investi des trois principales missions : assurer la gestion courante de la banque, servir d’interface avec toutes les parties prenantes à la résolution de la crise et préparer dans un délai de 180 jours francs, à dater du 30 mai 2016, le plan de redressement de la BIAC. 

Pour la BCC, il s’agit d’une mesure ultime qui obéit à une certaine logique d’intervention conformément à ses missions traditionnelles.

« Dès le départ, il y a eu des missions qui ont été diligentées et les rapports faits au terme de celles-ci, ont donné lieu à un plan de redressement. Il contenait certaines actions qui devaient être exécutées par cette direction. Au regard de son incapacité à respecter les injonctions de la BCC, il a été procédé à sa neutralisation et la mise de la BIAC sous administration provisoire », a déclaré sur Radio Okapi le Directeur des opérations de la BCC.

Plongée dans une asphyxie financière, la BIAC assiste impuissante depuis près de trois mois à des plaintes de ses nombreux clients qui éprouvent des difficultés pour retirer leur argent dans les agences de la banque. Les retraits étant plafonnés à 200$ par jour.

Comme conséquence directe de cette mesure de la BCC : « les actionnaires, administrateurs, déposants et toute personne disposant à un titre quelconque d’un droit sur les fonds ou avoirs conservés ou détenus par la BIAC s.a que le Conseil d’Administration et la Direction Générale de cette banque sont dessaisis de leurs pouvoirs de gestions »

Ce qui permet au Comité d’Administration Provisoire de préparer les négociations avec les différentes candidates (banques locales comme étrangères) qui se bousculent pour prétendre obtenir l’acquisition de la quatrième banque de la RDC représentant près de 400.000 épargnants dont dépendent naturellement plus de 4 millions de personnes.

Concrètement, tous les dépôts et les actifs sains de la BIAC devront être cédés au repreneur qui sera sélectionné. Dès lors, il sera évident que les actifs toxiques constitueront le gap (par rapport aux dépôts et les bons actifs) que la BCC pourra prendre sous forme de garantie.

« Et le processus de liquidation des actifs toxiques sera lancé. Un liquidateur sera nommé et il aura une année pour finaliser cette opération. La garantie de la BCC correspondant à cette période baissera au fur et à mesure que le liquidateur transformera les mauvais actifs en liquide qui sera par la suite versée aux nouveaux repreneurs », a indiqué le Gouverneur de la BCC, Deo Mutombo sur Top Congo FM.

Les épargnants de la BIAC sont appelés à ne rien craindre d’autant plus que les difficultés actuelles seront bientôt résolues. « Qu’ils soient très rassurés. Nous allons céder ces actifs et ces passifs à une banque de bonne référence qui est gérée de manière correcte et solide », a rassuré Deo Mutombo. La Rawbank est également rangée en ordre de bataille.

Pour rappel, dans sa correspondance du 8 avril dernier, la BCC demandait à la BIAC de céder une partie de son portefeuille sain à Ecobank, TMB et Sofibanque. Cette opération devrait lui permettre de récolter 23 millions USD. Après le passage du Gouverneur devant les députés, l’Assemblée nationale a demandé au gouvernement de rembourser sans délai 30 millions de dollars des créances de la BIAC. Aussi, a – t – elle invité la BCC à clôturer, dans les meilleurs délais, le dossier BIAC par l’agrément d’un repreneur crédible. Et surtout de cristalliser son indépendance.

Eric Tshikuma

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