Finance
RDC : plus de 120 millions USD retrocédés aux régies financières à fin mars 2025

À fin mars 2025, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a versé 343,2 milliards de Francs congolais (CDF), soit 120 millions USD, au titre de rétrocession aux administrations financières.
Selon les données provisoires des États de suivi budgétaire, ce montant a servi en partie à apurer les arriérés de l’exercice 2024, qui ont été une source de tensions en fin d’année dernière.
Ces rétrocessions ont été réparties entre les trois principales régies de l’État : la Direction Générale des Impôts (DGI), la Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participations (DGRAD), et la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA).
La Direction Générale des Impôts a reçu 163,07 milliards de Francs congolais (CDF), soit 80,8 % de ses prévisions linéaires.
La DGRAD a bénéficié de 107,1 milliards de Francs congolais, correspondant à 72,8 % de ses projections, tandis que la DGDA a perçu 72,9 milliards de CDF, représentant 76,1 % de ses attentes.
Ces versements permettent aux régies de financer leur fonctionnement interne, d’assurer la rémunération de leur personnel, et surtout de renforcer leurs capacités opérationnelles dans la collecte des recettes.
En effet, malgré l’absence de décaissements extérieurs pour le premier trimestre 2025, le Trésor public a pu s’appuyer sur une mobilisation soutenue des ressources internes.
À ce titre, les dernières données disponibles indiquent qu’à fin mai 2025, les régies financières ont mobilisé un total cumulé de 9.254,6 milliards de Francs congolais (CDF), soit environ 44,5 % des prévisions annuelles de recettes internes.
La DGI reste le principal contributeur, suivie de la DGDA, avec une amélioration progressive des performances enregistrées au sein de la DGRAD.
Cette performance, bien qu’en dessous de la moyenne linéaire idéale, est jugée encourageante par les experts du ministère des Finances, au regard des défis structurels persistants, notamment le besoin d’élargir l’assiette fiscale, de renforcer la lutte contre la fraude et d’améliorer la numérisation des processus de collecte.
Le Gouvernement de la RDC prévoit de maintenir les rétrocessions à un rythme régulier dans les mois à venir, afin de soutenir les régies dans leurs efforts de mobilisation et garantir la stabilité des finances publiques.
Mitterrand MASAMUNA
























