Finance
RDC : Plus de 764 millions USD de dette publique en capital à rembourser en 2026

Selon les prévisions budgétaires de l’exercice 2026, l’État congolais devrait consacrer 2.215,9 milliards de francs congolais (CDF), soit plus de 764 millions de dollars américains, au remboursement de la dette publique en capital au cours de l’année 2026.
Ce montant marque une progression notable par rapport à l’exercice 2025, où le remboursement du capital de la dette était évalué à 1.509,6 milliards de CDF. Il en résulte un taux d’accroissement de 46,8 %.
Cette enveloppe représente à elle seule 4,1 % de l’ensemble des dépenses prévues dans le budget général de l’État pour 2026. Les crédits inscrits serviront principalement au remboursement de la dette intérieure ainsi qu’au paiement du principal de la dette extérieure.
En parallèle, les frais financiers liés à la dette publique continuent également de peser sur les finances publiques. Ils sont projetés à 1.220,9 milliards de CDF en 2026, soit 2,3 % des dépenses du budget général.
Par rapport à leur niveau de 2025, chiffré à 1.175,4 milliards de CDF, ces frais enregistrent une hausse de 3,9 %. Ces charges sont essentiellement destinées au paiement des intérêts sur la dette intérieure, des commissions bancaires, des intérêts moratoires, ainsi que de la créance titrisée dans le cadre de la poursuite du processus de recapitalisation de la Banque centrale du Congo (BCC).
Ces projections interviennent dans un contexte où l’encours global de la dette publique demeure sous surveillance.
Au deuxième trimestre de l’année 2025, les statistiques publiées par la Direction Générale de la Dette Publique (DGDP) faisaient état d’un niveau de dette supérieur à 14 milliards de dollars américains, combinant dette intérieure et dette extérieure.
D’une manière plus globale, les dépenses totales du Gouvernement congolais pour l’exercice 2026 sont projetées à 59.020,5 milliards de CDF, contre 50.691,8 milliards de CDF dans la loi de finances rectificative de 2025.
Cette évolution traduit une augmentation de 16,4 % des dépenses publiques d’une année à l’autre. Ces dépenses sont réparties entre le budget général, les budgets annexes et les comptes spéciaux, en équilibre avec les recettes correspondantes, conformément aux principes budgétaires en vigueur.
À travers ces chiffres, la loi des finances 2026 met en évidence les efforts consentis par les autorités pour honorer les engagements de l’État en matière de dette, tout en soulignant les défis persistants liés à la soutenabilité des finances publiques et à la maîtrise des charges budgétaires dans un contexte économique encore contraint.
Mitterrand MASAMUNA
























