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RDC : Présidence, Primature et Parlement excellent en dépassements budgétaires !

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La Présidence enregistre un dépassement budgétaire de (186,0%), la Primature (311,9%), l’Assemblée nationale (108,3%), le Sénat (123,4%) et la CENI (123,4%). C’est ce qui ressort de l’analyse de l’ODEP sur leur exécution des Crédits Provisoires de Janvier à Juin 2017. Conséquence directe : la non-consommation et/ou la sous-consommation des crédits de certains services et le faible taux d’exécution des projets d’investissement porteur de croissance.

L’ODEP cite quelques Ministères qui ont été victimes de cette sur-consommation budgétaire. Dans le lot, l’Energie (6,29%), l’Enseignement Techniques et Professionnel (2,91%), l’Agriculture (8,73%) et le Développement Rural (16,79%).

« Les paiements des dépenses d’investissement de crédits provisoires ont été exécutés à hauteur de 80 135 476 994 CDF sur des prévisions de 657 770 384 112 CDF, soit un taux d’exécution de 12,2%. Les financements ont été exécutés soit : Ressources propres : 7,4% ; Ressources Extérieures : 14,9 % ; Transferts aux Provinces et ETD : 3,1 % et Contrepartie des projets : 4,7% », indique l’ODEP.

A RE(LIRE) : Voici les chiffres du projet de loi portant des crédits provisoires de janvier 2017 !

Au-delà de la problématique de mobilisation, il se pose un sérieux problème dans l’affectation de ces ressources publiques. A ce niveau, le train de vie des institutions politiques vient visiblement anéantir tous les efforts de la maitrise de la dépense publique. Une situation qui a toujours été déplorée non seulement par les élus du peuple lors des redditions des comptes mais aussi par les analystes tels que ceux de l’Observatoire de la Dépense publique (ODEP).

Faut- il constater que la réduction du train de vie des institutions tant chantée par le Gouvernement demeure un slogan ?

En effet, pour des analystes, le vrai débat des acteurs politiques (opposition comme majorité au pouvoir) aujourd’hui devrait être : comment pouvons – nous maitriser les dépenses des institutions qui font preuve d’une gloutonnerie sans précédent ? Comment parvenir à boucher les trous du coulage des recettes pour en mobiliser le maximum ? Que devrons – nous faire pour exécuter le Budget de l’Etat à plus de 80% ?

Malheureusement, ce débat demeure superficiel et les mêmes constats de violation de la LOFIP par les dépassements budgétaires ne cessent de répéter chaque année.

A ce sujet, l’ODEP recommande au Gouvernement de respecter les termes de l’article 38 de la LOFIP, qui prescrit notamment que, sous réserve des crédits évaluatifs et provisionnels dont question aux articles 39 et 40 « … les crédits limitatifs. Les dépenses sur crédits limitatifs ne peuvent être engagées ni ordonnancées au-delà des dotations budgétaires ».

A cela s’ajoute les 26 et 27, de la même LOFIP, qui font obligation de lois de finances rectificatives du Budget.

Le Gouvernement devrait aussi considérer la réorganisation du cadre comptable comme préalable à la production des comptes fiables, pour une reddition des comptes sincère et exhaustive.

Zoom Eco

Edito

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