Finance
RDC : Un investissement de 570 millions USD pour un nouvel aéroport de N’djili d’ici 2028

Le Gouvernement congolais passe à la vitesse supérieure dans sa politique de modernisation des infrastructures avec le lancement officiel du projet de reconstruction de l’aéroport international de N’djili.
Estimé à 570 millions de dollars américains, ce chantier d’envergure entend repositionner Kinshasa comme un nœud stratégique du trafic aérien en Afrique centrale.
Réunis autour de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, le Vice-Premier Ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, et une délégation de la firme INFRAROSE, entreprise adjudicataire du projet, ont tenu, ce vendredi 18 juillet 2025, une réunion de travail à la résidence officielle de la cheffe du Gouvernement.
L’objectif est de faire le point sur les derniers réglages techniques et financiers avant le démarrage des travaux, prévu pour octobre 2025.
Ce projet de construction d’un terminal de 50.000 m² est conçu pour accueillir jusqu’à 5 millions de passagers par an, l’aménagement d’une nouvelle piste de 4 kilomètres, la réhabilitation de l’ancienne piste ainsi que la modernisation complète des infrastructures aéroportuaires existantes.
Au sortir de la réunion, le représentant de la firme INFRAROSE, M. Sanjeev Guness, a assuré que « tous les éléments sont pris en considération pour assurer une réalisation complète et cohérente avec les travaux permanents et une mobilisation continue des équipes techniques jusqu’à la livraison finale prévue au premier trimestre 2028 »
Notons que ce projet s’inscrit dans la droite ligne du Programme d’Action du Gouvernement (PAG), qui mise sur des investissements structurants pour relancer la croissance.
Pour l’exécutif congolais, la modernisation de l’aéroport de N’djili répond à un double impératif : améliorer la connectivité internationale du pays et renforcer l’attractivité économique de la capitale.
Au-delà des infrastructures, le nouvel aéroport de N’djili est également perçu comme un catalyseur d’emplois, un moteur de recettes fiscales et un stimulant pour le secteur touristique, encore sous-exploité. Il s’agit, pour Kinshasa, de se mettre au diapason des grandes métropoles africaines, à l’instar d’Addis-Abeba, Nairobi ou Johannesburg.
AGNES KAYEMBE






















