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Finance

Tshopo : 7,5 millions USD déjà investis pour le PSFD, un catalyseur de développement durable

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Dans la province de la Tshopo, le programme d’appui à la mise en valeur durable des zones de savanes et de forêts dégradées (PSFD) a un impact significatif sur la vie des habitants.

Une visite au village Bambae, en territoire de Banalia, à 29 Km de la ville de Kisangani, où des bénéficiaires de ce programme financé à hauteur de 15 millions USD par CAFI-Fonared via l’AFD,  témoignent de son impact.

« Nous sommes venus visiter une alliance COCUCT (Coopérative des cultivateurs de cacao de la Tshopo). Cette alliance a bénéficié de la subvention pendant la phase pilote du projet. Nous avons divisé ce projet en deux : il y a la phase pilote où l’on a essayé, par rapport à la logique d’intervention et au montage du projet, pour voir si cela allait bien marcher. Il y a deux alliances productives qui ont bénéficié de la subvention du projet, notamment Kasimba dans la province de la Tshopo et DRC. Nous sommes venus voir un opérateur qui a bénéficié de la subvention du projet pendant la phase pilote. », a déclaré Willy Makiadi lors de cette visite d’inspection.

Depuis sa mise  en œuvre,  le PSFD a déjà permis de cultiver plus de 3.500 hectares de terres dans  deux provinces de la République Démocratique du Congo dont la Tshopo et la province du Kwilu.

« Par rapport aux investissements réalisés sur le terrain, nous sommes à peu près à 3.500 hectares réalisés. Nous avons des pépinières mais nous avons aussi des plantations. La convention de financement du PSFD a été signée en 2019 entre l’Agence Française de Développement et le Gouvernement congolais (Ministre des Finances, Gouverneur pays). Cette convention donne un montant de 15 millions USD pour une durée de deux ans d’intervention. Les opérations n’ont démarré qu’en 2021, mais nous avons lancé des activités en juin 2022. Sur le montant total du projet, nous avons déjà décaissé à peu près 51% du budget. Nous sommes au-delà de 7,5 millions USD déjà dépensés. », a-t-il souligné.

Dominique Kasimba, chef d’entreprise de l’établissement DOKAS et président de la Coopérative des cultivateurs de cacao de la Tshopo, a fait savoir que grâce à l’appui de ce projet, son alliance a réalisé plus de 400 hectares de diverses cultures en phase pilote.

« Nous sommes venus voir les réalisations du projet de la phase pilote. Nous avons réellement bénéficié de l’appui du PSFD. Grâce à cet appui, nous avons mis en place plus de 400 hectares dont quelques hectares de cacao, des palmiers à huile et des hectares de café. Ce que vous devez savoir, c’est que les cultures pérennes ne produisent pas rapidement. Le but du projet est de donner des revenus aux producteurs pour qu’ils arrêtent d’exercer trop de pression sur la forêt. Donc, nous avons imaginé dans notre alliance ce que nous pouvions faire en attendant que le cacao ou le palmier à huile entre en production. Nous avons pensé à une association des cultures où nous avons fait des cultures pérennes en association avec des cultures vivrières. Nous avons monté un projet qui combine le cacao et le maïs. Grâce au maïs, nous avons donné des revenus aux producteurs quatre mois après. Nous avons également mis en place une unité de transformation parce que nous, comme producteurs, devons garantir le marché aux bénéficiaires du projet qui ne doivent pas produire pour produire mais plutôt s’assurer que leurs productions seront écoulées sur le marché. », a-t-il dit.

Pour garantir le marché aux producteurs paysans, Dominique Kasimba a mis en place une usine de transformation de semoule de maïs qui, selon lui, occupe près de 80% du marché dans la ville de Kisangani.

« J’ai monté une usine de transformation de semoule de maïs qui a eu comme avantage non seulement pour les producteurs mais aussi pour la ville de Kisangani parce qu’avant cette usine, la semoule consommée à Kisangani venait d’Ouganda. Grâce à ce projet, Kisangani produit sa semoule de haute qualité consommée localement. Ce qui n’était pas le cas avant ce projet. Nous avons eu un impact indirect par rapport à la ville et un impact direct pour les producteurs. Grâce à ce projet, les paysans ont pu payer les frais académiques pour leurs enfants, certains ont acheté des motos et d’autres construisent des maisons. C’est un motif de fierté pour moi qui suis porteur parce que non seulement les paysans gagnent mais aussi mon entreprise bénéficie avec notamment la transformation des produits agricoles qui me permet d’avoir une plus-value par rapport à la production initiale. Je crois que c’est le meilleur modèle qu’il faut suivre. Cette combinaison entre les producteurs et les paysans nous a même permis d’instaurer un système préfinancement pour l’entretien des champs. Un autre système que nous avons lancé est le prêt-achat. », a-t-il ajouté.

Ismael Djemba, 45 ans et père de dix ans enfants, l’un des paysans de l’alliance productive gérée par Dominique Kasimba, a reconnu l’impact positif du projet sur son activité.

À son avis, grâce aux revenus générés par les cultures vivrières dans le cadre du projet, il a pu construire une maison et financer la scolarité de ses enfants.

Ismael Djemba cultive principalement du cacao dit pérenne ainsi que d’autres cultures vivrières notamment le maïs et les haricots. Il dispose d’un hectare dédié au cacao.

Mitterrand MASAMUNA Depuis Kisangani

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