Autres actualités
Monde : 308,5 milliards USD nécessaires pour assurer la protection sociale aux pays à revenu faible

Les pays à revenu faible qui comprennent les États les plus vulnérables aux effets climatiques ont besoin de 308,5 milliards de dollars supplémentaires par an (52,3 % de leur PIB) pour garantir au moins une protection sociale de base, et un soutien international sera nécessaire pour atteindre cet objectif.
Ces affirmations sont contenues dans le nouveau rapport de l’Organisation internationale du travail.
En effet, pour la première fois, l’institution renseigne que plus de la moitié de la population mondiale (52,4 %) bénéficie d’une forme ou d’une autre de couverture sociale. Ce chiffre est en hausse par rapport aux 42,8 % enregistrés en 2015, année d’adoption des Objectifs de développement durable.
Intitulé « Rapport mondial sur la protection sociale 2024-2026 : protection sociale universelle pour l’action climatique et une transition juste », le rapport affirme que les Gouvernements ne parviennent pas à utiliser pleinement le potentiel de la protection sociale pour contrer les effets de la crise climatique et soutenir une transition juste.
En effet, le document constate également que les pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique ont souvent les niveaux de protection sociale les plus bas.
Toutefois, illustre le rapport, dans les 20 pays les plus vulnérables à la crise climatique, 91,3 % des personnes (364 millions) ne bénéficient toujours d’aucune forme de protection sociale. Plus largement, dans les 50 pays les plus vulnérables au climat, 75 % de la population (2,1 milliards de personnes) ne bénéficient d’aucune protection sociale.
À l’échelle mondiale, la plupart des enfants (76,1 %) ne bénéficient toujours pas d’une protection sociale efficace. Il existe également un écart important entre les sexes, la couverture effective des femmes étant inférieure à celle des hommes (50,1 % et 54,6 %, respectivement).
Face à la situation, l’Organisation internationale du travail (OIT) appelle les parties prenantes à des actions politiques décisives et intégrées, à savoir :
Primo, Se préparer à la fois aux risques « habituels » du cycle de vie et aux chocs liés au climat en mettant en place des systèmes de protection sociale ex ante et en veillant à ce que chacun bénéficie d’une protection sociale adéquate ;
Secundo, Utiliser la protection sociale pour soutenir les efforts d’atténuation et d’adaptation au changement climatique et s’assurer de l’acceptation de ces mesures par le public ;
Tertio, Donner la priorité à l’investissement dans la protection sociale, y compris le soutien extérieur pour les pays dont la marge de manœuvre budgétaire est limitée.
Flory Musiswa
























