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Monde : Le FMI conseille la résilience face à l’incertitude qui plane sur le commerce mondial

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Dans son rapport sur la stabilité financière dans le monde publié en avril 2025, le Fonds monétaire mondial (FMI) conseille aux à ses Etats membres d’être résilients, notamment face à l’incertitude qui plane sur le commerce mondial.

Pour les experts du FMI, les risques qui pèsent sur la stabilité financière mondiale ont augmenté de façon significative, en raison du durcissement des conditions financières et de l’augmentation de l’incertitude sur les plans économique et commercial.

Cette évaluation, souligne le rapport, est étayée par trois facteurs prospectifs importants de vulnérabilité.

Premièrement, malgré les turbulences récentes des marchés, les valorisations demeurent élevées dans certains segments essentiels, ce qui signifie que leurs réajustements pourraient se poursuivre si les perspectives venaient à se dégrader. Ainsi, « le resserrement supplémentaire des conditions financières mondiales qui en découlerait pourrait avoir une incidence significative sur les monnaies, les prix des actifs et les flux de capitaux des marchés émergents ».

L’autre facteur de vulnérabilité, c’est le fait que certaines institutions financières pourraient connaître des difficultés si les marchés sont volatils, en particulier celles qui sont très endettées.

Alors que les secteurs des fonds spéculatifs et de la gestion d’actifs se développaient, leur endettement global et leurs interconnexions avec le secteur bancaire ont eux aussi augmenté, ce qui fait planer la menace d’une réduction de l’effet de levier par des institutions financières non bancaires mal gérées face à des appels de marge et des remboursements.

Le troisième facteur, lui, fait référence aux nouvelles turbulences qui, selon les experts, pourraient secouer les marchés des obligations souveraines, en particulier dans les pays où la dette publique est élevée.

« Un durcissement des conditions des marchés et le dénouement des opérations prisées à effet de levier au comptant et à terme sur les marchés des principales obligations souveraines pourraient contribuer à une augmentation de la volatilité ».

Le rapport note que « les pays émergents qui sont déjà confrontés aux coûts réels de financement les plus élevés depuis une décennie pourraient être contraints de refinancer leur dette et de financer leurs dépenses budgétaires à des conditions plus coûteuses ».

Dans l’ensemble, les inquiétudes des investisseurs suscitées par la viabilité de la dette publique et d’autres facteurs de fragilité du secteur financier peuvent s’aggraver et s’alimenter mutuellement.

Olivier KAFORO

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