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ONU : António Guterrez exige le retrait immédiat des troupes rwandaises de la RDC

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La communauté internationale semble atteindre un tournant face à la crise sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a brisé le silence, dénonçant sans équivoque le rôle du Rwanda aux côtés des groupes terroristes du M23.

Dans un communiqué ferme, publié le dimanche 26 janvier 2025, Antônio Guterres a appelé Kigali à « cesser tout appui aux factions terroristes opérant dans la région et a exigé le retrait immédiat des forces rwandaises du territoire congolais ».

Cette déclaration, inédite par sa clarté et son ton, reflète une exaspération croissante face à l’escalade de la violence qui menace la stabilité d’une zone stratégique, riche en minerais essentiels à l’économie mondiale.

Une condamnation sans précédent

Cette prise de position marque une rupture dans l’attitude jusque-là prudente de l’ONU vis-à-vis de Kigali.

Quelques heures avant la réunion d’urgence du Conseil de sécurité, la Ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, avait déjà sonné l’alarme sur ce qu’elle a qualifié de « carnage à ciel ouvert en préparation ».

Devant les représentants des grandes puissances, elle a dénoncé une « agression systématique et coordonnée »d orchestrée par le régime rwandais et a appelé à des sanctions internationales sévères.

Les termes utilisés par António Guterres traduisent une prise de conscience internationale : le régime de Paul Kagame est désormais perçu comme un acteur déstabilisateur dans une région où les ressources naturelles, cobalt, coltan, lithium sont vitales pour la transition technologique et énergétique mondiale.

Un isolement croissant du Rwanda

L’appel de Guterres s’inscrit dans une dynamique de plus en plus critique à l’encontre de Kigali.

De Moscou à Pékin, en passant par Washington, les appels à la cessation des hostilités et au respect de la souveraineté de la RDC se multiplient. Ces condamnations récurrentes traduisent l’urgence d’une solution qui dépasse les simples considérations humanitaires : il s’agit de protéger les flux d’approvisionnement mondiaux en minerais stratégiques et de préserver la stabilité régionale.

Un moment décisif pour l’ONU

Pour les experts, l’ONU met en lumière les responsabilités de chaque acteur dans la recherche d’une paix durable.

La voix forte d’António Guterres pourrait être le signal d’un tournant dans la gestion de cette crise. Cependant, cette déclaration devra être suivie d’actes : des sanctions ciblées, des embargos sur les ressources pillées et une pression diplomatique accrue sur Kigali.

Flory Musiswa

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