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RDC : Access Bank surprend un détenteur d’une fausse carte biométrique pour FARDC

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Alors que la bancarisation a permis de débarrasser les fictifs pléthoriques des effectifs de l’armée congolaises et de favoriser la transparence de la paie, force est de constater que des réseaux maffieux ont entrepris de torpiller cette entreprise en infiltrant la chaine de la paie avec des personnes inconnues de la Direction des ressources humaines du Ministère de la Défense. Un détenteur d’une carte falsifiée a été appréhendé vendredi 20 mai au Guichet d’Access Bank à Kinshasa. Rappel des faits.

Les banques commerciales ont lancé vendredi dernier l’opération de la paie du mois de mai 2016. Les guichets aménagés à cet effet étaient bondés du monde. Les éléments FARDC se succédaient auprès des préposés pour remplir les dernières formalités. C’est dans cette ambiance qu’un homme âgé de 36 ans, en tenue civile, aux lunettes noires et képi baissé sur les cils, a fait irruption dans le hall d’Access Bank, situé sur avenue des huileries, commune de la Gombe.

Détection de la carte falsifiée

Vue de l’Agence d’Access Bank située sur l’avenue des huileries à Kinshasa. Ph. Tiers

D’un pas lent, il se glisse vers le guichet prévu pour les sous – officiers et présente sa carte biométrique en réclamant sa paie qui traine. Après un contrôle documentaire, le caissier décèle quelques anomalies qu’il va communiquer discrètement à ses supérieurs hiérarchiques. « C’est un cas suspect, ne le laissez pas partir. Promettez – lui que tout marchera comme ce fût le cas pour le mois d’avril », lui ont – ils recommandé.

Mis en confiance, le suspect attend, manifestant une impatience qui a fini par intriguer les agents et les autres clients de la banque. Appelé dans un bureau, il entre et s’installe devant un travailleur d’Access Bank qui n’est autre qu’un OPJ chargé de l’entendre sur procès – verbal. L’homme qui transpire à grosses gouttes, tente de s’éclipser pour aller se soulager, mais il sera vite maitrisé par des policiers chargés de l’encadrer.

De la fausseté à des révélations

A l’issue de l’interrogatoire sommaire, Access Bank décide de transmettre le dossier au Commissariat Provincial de la Police, afin de lancer une grande enquête sur cette affaire. Au Groupement de Recherche et Investigations sera identifié. Natif de Likasi, de son vrai nom, il s’appelle Blaise IGOMA et habite sur avenue Kaliula N°6, quartier Ngomba Kikusa, commune de Ngaliema. Malheureusement pour lui, la carte biométrique des FARDC avec sa photo qu’il a présentée au guichet d’Access Bank porte plutôt le nom de SIMBA WA SANGWA Elie, soldat de 2ème classe. Ce document porte également pour matricule le N° 17196950390.

Les investigations entreprises par le GRI vont établir toute la fausseté de la carte biométrique. D’abord, le soldat de 2ème classe SIMBA WA SANGWA Elie est réputé décédé, tandis que le numéro matricule est celui du militaire MOYOGO MUTUADI. Et le suspect Ingoma Blaise, civil de son état, acculé par l’OPJ, a reconnu avoir reçu ce document falsifié auprès de son ami, l’ingénieur MAYALOS MAYA, son ancien condisciple de l’ISTA. Les enquêteurs du GRI ont également trouvé sur lui trois fausses cartes militaires.

Cette situation laisse entrevoir qu’un réseau s’est spécialisé dans la falsification des cartes biométriques des militaires. Et pour connaitre les noms de personnes décédées à remplacer à la bancarisation, la pieuvre recourt aux informations livrées par des complices travaillant probablement dans les services spéciaux S1. Afin de démanteler tout ce réseau, le dossier a été transféré au Parquet de Grande Instance de la Gombe, qui est appelé à approfondir cette enquête. Il y a nécessité de rechercher les autres membres du réseau et leurs complices, et de localiser les bureaux clandestins de cette pieuvre.

De la suite des investigations, on attend aussi que soit établi le nombre exact des bénéficiaires de ces fausses cartes biométriques, avant d’évaluer les préjudices causés aux FARDC.

TT / Zoom Eco

A RE(LIRE) : RDC : Pourquoi Matata et son cabinet échappent – ils à la bancarisation ?

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