Santé
Ebola Bundibugyo : la RDC mise sur un anticorps monoclonal expérimental pour renforcer la riposte

La riposte contre l’épidémie d’Ebola de type Bundibugyo franchit une nouvelle étape en République démocratique du Congo.
Le Gouvernement central annonce l’introduction prochaine d’un anticorps monoclonal expérimental développé par les États-Unis afin de traiter les personnes infectées, dans un contexte marqué par l’absence de vaccin et de traitement spécifique homologué contre cette souche du virus.
L’annonce a été faite par le Ministre de la Santé publique, Roger Kamba, lors d’un briefing presse organisé ce mardi 26 mai 2026, par son collègue de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.
Contrairement à la souche Ebola Zaïre, pour laquelle des vaccins existent déjà, le Ministre Kamba précise que la variante Bundibugyo ne dispose actuellement d’aucun vaccin validé.
Les équipes de riposte ne procèdent donc pas à la vaccination des cas contacts, une stratégie pourtant devenue centrale lors des précédentes flambées d’Ebola en RDC.
Roger Kamba a rappelé également qu’aucun médicament spécifique contre Ebola Bundibugyo n’est encore disponible. Toutefois, un espoir thérapeutique émerge grâce à un anticorps monoclonal développé initialement contre Ebola Zaïre par des chercheurs américains.
« Les essais réalisés en laboratoire ont démontré que cette molécule agit également sur les trois principales souches du virus Ebola Zaïre, Soudan et Bundibugyo. La RDC a ainsi officiellement sollicité les États-Unis afin d’obtenir cette molécule dans le cadre de la riposte en cours. », a souligné le Ministre Kamba.
Un essai clinique envisagé sur les patients infectés
Le Ministre a précisé que l’administration de cet anticorps monoclonal se fera dans le cadre d’un essai clinique.
Ayant déjà franchi plusieurs étapes d’évaluation scientifique, le produit n’a jamais été utilisé à grande échelle dans une récente épidémie autre que celle causée par la souche Zaïre.
L’objectif est de traiter directement les personnes déjà contaminées afin de réduire les complications et améliorer les chances de survie.
En parallèle, le Gouvernement a également demandé la mise à disposition d’antiviraux à large spectre capables d’agir contre plusieurs familles de virus.
En attendant l’arrivée de ces traitements innovants, la prise en charge reste essentiellement symptomatique. Les équipes médicales interviennent notamment pour :
* réhydrater les malades souffrant de diarrhées sévères ;
* prendre en charge les détresses respiratoires ;
* traiter les cas d’anémie provoqués par les hémorragies importantes.
Les autorités soulignent que ces soins de soutien demeurent essentiels pour augmenter les chances de survie des patients.
AGNES KAYEMBE























