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Santé

Ebola en RDC : 440 morts en 6 semaines, Jean Kaseya appelle à éviter une crise de longue durée

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La République démocratique du Congo fait face à une nouvelle phase critique de l’épidémie d’Ebola.

En présence du président Félix Tshisekedi, le Directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya, a alerté sur la gravité de la situation.

Avec 440 décès enregistrés en seulement six semaines, il appelle à une action immédiate pour empêcher que cette flambée ne se transforme en une crise sanitaire de longue durée.

Selon Jean Kaseya, l’épidémie actuelle évolue à un rythme particulièrement inquiétant. Il la présente comme l’une des plus graves jamais observées en RDC à ce stade de son évolution, y compris en comparaison avec la grande épidémie d’Afrique de l’Ouest.

Le responsable d’Africa CDC souligne également que plus de 200 personnes ont déjà été guéries.

Ce chiffre montre que la prise en charge médicale produit des résultats, mais il ne suffit pas à réduire l’urgence.

La progression rapide du nombre de personnes contacts complique la surveillance et exige davantage de moyens pour le dépistage, l’isolement et le suivi communautaire.

La situation est d’autant plus délicate que les zones touchées font aussi face à d’autres urgences sanitaires, notamment la rougeole et le choléra.

Pour les autorités sanitaires, la riposte ne peut donc pas se limiter au seul virus Ebola. Elle doit intégrer l’ensemble des besoins humanitaires, médicaux et logistiques des populations concernées.

Pour les spécialistes de la santé publique, le principal défi consiste désormais à rompre rapidement les chaînes de transmission.

Plus le nombre de personnes contacts augmente, plus les ressources humaines, logistiques et financières nécessaires au suivi de l’épidémie deviennent importantes. Chaque nouveau foyer de contamination accroît le risque de propagation vers d’autres territoires et renchérit le coût de la riposte.

À contrario, une maîtrise rapide de l’épidémie permettrait de réduire la pression sur le système de santé, de préserver les activités économiques dans les zones concernées et d’éviter que cette urgence sanitaire ne se transforme en une crise de développement.

Pour Jean Kaseya, l’enjeu n’est donc plus seulement de soigner les malades, mais de contenir la transmission avant que l’épidémie n’atteigne un seuil encore plus difficile à contrôler.

Flory MUSISWA

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