secteur privé
RDC : Ivanhoe retire ses prévisions de production pour 2025 en raison des secousses sismiques persistantes

Face à une activité sismique récurrente dans la mine souterraine de Kakula, Ivanhoe Mines a annoncé, le 26 mai 2025, le retrait de ses prévisions de production de cuivre pour l’année 2025.
La compagnie canadienne, qui visait entre 520.000 et 580.000 tonnes, reconnaît désormais l’incertitude autour du calendrier opérationnel du site.
Si la première communication d’Ivanhoe se voulait rassurante, le ton a changé après l’intervention de son partenaire chinois Zijin Mining, qui évoquait dès le 23 mai 2025 un « impact négatif » sur les objectifs de production.
Ivanhoe, dans un communiqué rectificatif, a fini par reconnaître que les secousses pourraient durer plusieurs semaines et affecter l’accès aux zones d’exploitation, prolongeant ainsi la suspension temporaire des opérations.
Le marché n’a pas tardé à réagir : le titre Ivanhoe a chuté de 16 % à la Bourse de Toronto, tombant à 10,76 dollars canadiens.
Kamoa-Kakula est la plus grande mine de cuivre active en République Démocratique du Congo. Le projet est détenu à 39,6 % par Ivanhoe, à parts égales avec Zijin Mining, tandis que l’État congolais en contrôle 20 %.
Pour les analystes, cette crise révèle les vulnérabilités d’une exploitation minière souterraine dans des zones géologiquement actives.
Si la perte de production est déjà actée, c’est la capacité d’Ivanhoe à gérer durablement les risques sismiques qui déterminera la crédibilité du projet à long terme.
L’incertitude sur la stabilité géotechnique pourrait aussi influer sur la stratégie des investisseurs et sur le rythme d’extension du complexe.
Flory MUSISWA
























