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RDC : la Redevance logistique terrestre est-elle détournée de ses fins ?

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La Redevance logistique terrestre (RLT) serait détournée de ses fins. La Fédération des entreprises du Congo (FEC) déplore que sa perception continue, huit ans après, sans permettre la réalisation d’aucun projet alors qu’elle était instituée exclusivement pour financer la réhabilitation et la mise en place des nouveaux projets ferroviaires de la Société commerciale des transports et des ports (SCTP). D’où, la demande de sa suppression.

Lors de son entretien avec le premier ministre Bruno Tshibala le week-end dernier, le président de la FEC, Albert Yuma a souligné que la RTL alourdit la structure des prix des biens et des services en RDC.

Bien aucun résultat positif n’a été enregistré depuis l’instauration de cette redevance en 2012, alors qu’elle était censée être en vigueur pour une période de deux ans, a – t – il déploré, la mesure a été, non seulement illégalement prorogée, mais que son produit a été détourné de ses fins.

En effet, par leur arrêté interministériel N°010/CAB/MIN/TC/2018, N°016/MIN/ECONAT/2018, n°010/CAB/MIN/MIN/Finances/2018 du 12 mars 2018, les ministres des Transports et communications, de l’Economie et des Finances ont généralisé à l’ensemble du pays la redevance logistique terrestre au profit de la relance des activités ferroviaires et portuaires pour une période de quatre ans.

L’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), à travers un communiqué rendu public le 17 octobre, s’est dit préoccupée face à la « généralisation de la redevance logistique terrestre à tous les types de camions et wagons chargés à l’import comme à l’export par la voie terrestre au profit de la SCTP et la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) ».

Cette ONG se demande, en réalité, à quoi aura servi l’argent de cette redevance logique terrestre depuis 2015 au vu de l’état lamentable dans laquelle se trouve la SCTP. Car, aucune amélioration des outils de travail ni des services, moins encore des conditions socio-professionnelles des travailleurs n’a été constatée.

Cette évidence conforte sa démarche de solliciter la transparence dans la gestion de la RLT ainsi que la mise en place une Commission tripartite d’enquête (gouvernement, société civile et FEC) afin de retracer la direction donnée à ces fonds et d’ouvrir éventuellement des enquêtes judiciaires afin d’établir les responsabilités.

A la SCTP, des syndicalistes estiment à environ 50 millions de dollars américains le montant que le gouvernement doit à la société au titre de cette redevance.

Face aux préoccupations exprimées par la FEC, lesquelles vont dans le même sens que celles de l’ASADHO ainsi que du personnel de la SCTP, le premier ministre Bruno Tshibala a rassuré le patronat à travers Albert Yuma, de la  mise en place, par le gouvernement, d’une commission  pour régler définitivement cette question de la Redevance logistique terrestre (RTL).

Emilie MBOYO | Zoom Eco 

Edito

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